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FIFA'13 : Bilan des projections

Cette 37ème édition du Festival International du Film d'Animation d'Annecy est donc terminée. Pas un grand cru, honnêtement, mais il y a eu quand même quelques belles surprises, quelques beaux moments. Je vais revenir sur les films et rencontres qui m'ont marquée, sur les 14 séances que j'ai faites.

Au programme :
- Courts métrages + films de fin d'études
- Films de télévision
- Longs métrages
- Séances spéciales

LES COURTS MÉTRAGES
Les courts métrages en compétition, c'est mon programme préféré du Festival. On y voit de tout, bien loin de la désormais habituelle 3D qui règne presque en maître du côté des longs métrages des gros studios américains. Ça peut aller du traditionnel dessin sur papier à de la 2D ordinateur, en passant par les marionnettes, les éléments découpés, la peinture sur verre, inclusion de vues réelles, pâte à modeler, peinture sur verre, rotoscopie... et j'ai même déjà eu de l'animation sur sable ou sur bois.
On y voit de tout au niveau des histoires également, que ce soit des récits construits ou des trucs surréalistes dans lesquels des bidules bougent sur l'écran pendant vingt minutes pour mettre en scène la vision alambiquée d'un réalisateur sans doute très inspiré mais pas toujours bien accessible. On y voit de tout et c'est ça qui est bien, on est forcément surpris, bousculés dans ses habitudes, interloqués, dégoûtés, aussi...
Cette année n'a pas fait exception.

Le banquet de la concubine
Le banquet de la concubine de Hefang Wei (France, Canada, Suisse) nous a fait suivre pendant 12mn le banquet donné en l'honneur de Yang, la concubine préférée de l'Empereur Li, en l'an 746. Mais l'Empereur tarde à venir et petit à petit, Yang soupçonne qu'il préfère passer son temps avec une autre... Court intéressant par son esthétisme, très raffiné, mais aussi par ce qu'il fait ressentir, quelque chose de très sensuel, charnel, qui embarque littéralement dans la folle jalousie de Yang.

Betty's Blues
Dans ce même genre de récit, parlons de Betty's Blues de Rémi Vandenitte (Belgique) où un jeune guitariste se produit dans un petit bar en Louisiane pour raconter une histoire d'amour et de vengeance dans les années 20. Style graphique vraiment original et histoire prenante, avec des touches d'humour noir si je puis dire...

Yuki Onna
Toujours une histoire un peu noire avec Yuki Onna de Jiri Barta (République Tchèque, Japon), utilisant la technique de pixilation donc avec des images réelles, où un jeune Japonais est témoin d'un événement tragique dont il ne doit parler sous aucun prétexte s'il ne veut pas perdre ce qu'il a de plus cher... On sent la tension qui monte, petit à petit, les images sont belles, troublantes, on ne voit pas les 14mn passer.

Mademoiselle Kiki et les Montparnos
Les réalisateurs aiment se souvenir d'anciennes histoires comme on le voit avec Mademoiselle Kiki et les Montparnos d'Amélie Harrault (France). Une première œuvre inspirée de l'autobiographie de Kiki de Montparnasse, qui anima ce quartier parisien durant l'entre-deux-guerres. C'est drôle, enlevé, tour à tour tendre et mélancolique...

Le cosmos sauvera le peuple
Toujours au rayon souvenirs, Le cosmos sauvera le peuple de Patrick Lapierre (Canada). Au départ, je ne voyais pas trop où il voulait en venir mais en fait... Une femme raconte un événement de sa jeunesse en Russie en 1961, quand Gagarine revient sur Terre après son premier tour dans l'espace. Ça semble très déprimant au début mais la chute est d'autant plus savoureuse qu'inattendue.

Subconscious Password
Les courts métrages ont aussi leurs habitués, comme Bill Plympton - dont je ne suis pas fan mais qui a un style très personnel et que je n'ai pas arrêté de croiser durant toute la semaine - venu présenter son dernier film Drunker than a Skunk. Ou encore Rosto, déjà vu au moins deux fois avec Jona/Tomberry ou Le monstre de Nix, venu cette année présenter Lonely Bones (prix Sacem de la meilleure musique originale), toujours dans son univers unique, glauque, pesant, sombre, malsain, très perturbant.
Ou enfin Chris Landreth, déjà vu en 2004 avec son superbe Ryan, récompensé alors par le prix spécial du jury (il a également reçu l'Oscar du court métrage d'animation en 2005), qui repart ici avec le Cristal du court métrage pour Subconscious Password. Un court très drôle durant lequel un homme fait tout ce qu'il peut pour se souvenir du prénom d'une connaissance qui l'aborde dans une soirée. 11 minutes qui filent sans problème tandis qu'il se débat avec son inconscient dans un jeu de questions-réponses censé lui rappeler ce fichu prénom. Chris Landreth a d'ailleurs eu droit à une véritable ovation du public lors de la sa présentation.

Les voiles du partage
De l'humour, toujours; avec Les voiles du partage de Pierre Mousquet et Jérôme Cauwe (Belgique, France), film surréaliste délirant où un homme, un dur, un vrai, part en exil dans le Nord affronter les peuples hostiles... à Dunkerque. Tout le court est sur un ton totalement décalé, où le personnage se la joue hyper sérieux genre cowboy solitaire, alors qu'il se passe juste des trucs très cons autour de lui. C'en est hilarant tellement c'est de la totale dérision. Très con, très drôle.

Chopper
Dans un registre décalé également, Chopper (rien à voir avec One Piece, désolée), de Lars Damoiseaux et Frederik Palmaers (Pays-Bas) où le cycle de la vie est expliqué de manière très simple sur le mode "qui mange qui ?". Et finalement, l'être humain est bien peu de chose comme le prouve la chute...

The Caketrope of Burton's Team
Petit court sans histoire, juste là pour montrer : The Caketrope of Burton's Team d'Alexandre Dubosc (France). 1mn40 pour montrer un gâteau qui tourne... mais pas n'importe quel gâteau, un gâteau rendant hommage à Tim Burton, bourré de détails, de références. Rigolo et étonnant.

Dji. Death Fails
L'humour moldave, dit comme ça, ça ne semble pas très parlant, et pourtant... Dji. Death Fails de Dmitri Voloshin est assez court (3mn 56) montre ainsi que même la Mort n'est pas infaillible et peut avoir quelques petits coups de mou. C'est très classique, certes, mais c'est le genre de court sympa qui fait du bien dans certains programmes très plombants...

Kick-Heart
C'est un peu comme Kick-Heart de Masaaki Yuasa (Japon), racontant l'histoire d'amour très punchy et décalée entre deux catcheurs, un adepte du SM et une nonne au caractère bien trempé. C'est hyper-expressif, ultra-exagéré, totalement burlesque, complètement taré, vraiment très drôle.

History of Pets
Un peu comme History of Pets de Kris Genijn (Pays-Bas), où une voix off nous explique le destin souvent tragique des animaux de compagnie de son enfance. Je m'attendais à un truc un peu malsain, c'était en fait hilarant, avec un style graphique percutant et une voix très pragmatique dans son phrasé.

Marcel, roi de Tervuren
Animaux à l'honneur toujours dans Marcel, roi de Tervuren de Tom Schroeder (États-Unis) où un coq doit se battre pour survivre à la grippe aviaire puis à son propre fils qui lui pique son royaume de poulettes. Étonnamment drôle, on se prend vite d'affection pour la bestiole qui surmonte toutes les épreuves.

La Grosse Bête
Bestiole toujours mais différente tout de même avec La Grosse Bête de Pierre-Luc Granjon (France). Dans la ville, on raconte qu'une grosse bête peut surgir et vous manger au moment où on ne s'y attend pas. Alors il suffit de s'y attendre ! Mais comment ? La montée d'une rumeur qui finit par devenir réelle juste parce qu'on en parle... Malin et très révélateur, graphiquement limité mais qui sait prendre les spectateurs dans son jeu.

A Monster in the Reservoir
Bestiole une dernière fois avec A Monster in the Reservoir, pour qui j'ai une affection particulière puisqu'il est réalisé par Sung-Gang Lee (Corée du Sud), dont j'avais beaucoup aimé Mari Iyagi, Cristal du long métrage en 2002. Ainsi, on dit qu'il y a un monstre dans ce réservoir. Et qu'une jeune fille y est morte. Mais personne n'a jamais rien vu... C'est beau, c'est doux, c'est tendre, avec un graphisme vraiment charmant, et une histoire toute mignonne.

A Girl Named Elastika
Je finirai par A Girl Named Elastika de Guillaume Blanchet (Canada), un court hyper original où l'animation se fait à partir de photos, d'épingles et d'élastiques. Inexplicable, il faut le voir pour comprendre. Mais c'est impressionnant et vraiment génial. Un totale réussite !

J'ai vu peu de films de fin d'études mais mon unique séance a été excellente.

Will
Je retiens notamment Will de Eusong Lee (États-Unis) qui revient sur le 11 septembre 2001, une petite fille y a perdu son père et aimerait tellement que la vie, ce soit comme son yoyo où tout peut revenir comme avant. Alors certes, le thème est assez "facile" pour jouer dans l'émotion mais c'est fait très pudiquement, j'ai trouvé ça bien fichu et sachant ne pas jouer dans le pur larmoyant.

Solus
Dans un style fort aussi, Solus de Robin Bersot, Camille Dellerie, Mickaël Larue et Thomas Rodriguez (France). Un homme vit seul dans une maison au milieu de ruines. Seul ? Mais qui est donc cet Eddy qu'il appelle constamment dans la chambre à côté ? Voilà un court plutôt soigné, sans besoin de gros effet, qui sait petit à petit faire monter une certaine tension, un truc dans l'air qui nous fait comprendre qu'un truc cloche... Simple mais très efficace.

Duku Spacemarines
Dans un genre totalement différent, Duku Spacemarines de Nicolas Liautaud Alice Subet-Canale, Hugo Paquin et Nicolas Dubois (France). Un truc totalement con et déjanté, où un homme essaie de raconter le scénatio de son film. Avec un moustique. Ou un chinois. Non plutôt un tchèque... Ça part dans tous les sens, c'est totalement grotesque et donc très drôle. Graphiquement, ça ne paie pas forcément de mine, bien qu'au fur et à mesure, différents styles se croisent, mais on se laisse facilement entraîner. Vous pouvez d'ailleurs le voir sur le net.

Rabbit and Deer
Enfin, je ne pouvais pas passer à côté de Rabbit and Deer de Peter Vacz (Hongrie). Un court de 16mn vraiment énorme, où deux personnages en 2D, Bunny et Deer vont voir leur amitié menacée par la découverte de la vie en 3D de Deer. Techniquement, le film est génial, mêlant les deux types d'animation très intelligemment. Ensuite, le rythme est très bien tenu et l'histoire est efficacement mise en scène. Une amitié, si forte soit-elle, peut-elle résister au changement de vie et de perspective d'un des deux partenaires ? Il a reçu le Prix du jury junior, je trouve qu'il aurait dû avoir encore plus. Pour vous faire une idée, un site et une page Facebook.

FILMS DE TÉLÉVISION
Dans un style différent, je reviens vite fait sur ma séance des films de télévision. Sur les cinq programmes, traditionnellement, un est consacré à des films pour ado-adultes là où les autres restent plutôt destinés aux enfants. C'est la séance que je tente de viser chaque fois. La pioche peut être plus ou moins bonne, elle a été plutôt positive cette année.

Portraits de voyages
J'ai ainsi découvert la série Portrait de voyages de Bastien Dubois, épisode "Côté d'Ivoire : Le Wax". Forcément, j'y ai retrouvé ce que j'avais déjà pu un peu voir dans Aya de Yopougon, comme quoi... Je ne connaissais pas cette série et j'ai fini par comprendre qu'il s'agissait de celle à laquelle était consacrée l'expo du centre Courier. Graphiquement, c'est superbe, chatoyant, de très belles couleurs, de beaux portraits, et en version animée, c'est assez étonnant comme rendu. Instructif et intéressant.

Community
La sitcom Community, diffusée en France sur la chaîne TNT 23, est également dans le programme, grâce à son épisode "Digital Estate Planning" de Griffith Kimmins (États-Unis). N'ayant pas la chaîne 23 - Annecy sera une des dernières régions de France à avoir les nouvelles chaînes, pas avant 2015... - je ne connaissais pas du tout cette série. Ça ne révolutionne rien mais la reprise d'un jeu vidéo première génération dans lequel évolue la joyeuse troupe est assez marrante. Rien d'inoubliable mais de bons gags et un bon moment passé.

Kaeloo
On continue dans les découverte avec Kaeloo, série d'animation dont est tirée la bande-annonce du Festival, apparemment diffusée sur Canal+ et Canal+ Family depuis 2010. Dans cet épisode "Si on jouait à... métro, boulot, dodo !" par Rémi Chapotot et Antoine Rota (France), la grenouille veut montrer à ses potes la vie de galère d'un parent. C'est drôle, grinçant ("ne faites pas de gosse"), rythmé, bien foutu.
On en restera là pour les films de télévision.
Je regrette de ne pas avoir pu aller à ma séance habituelle des films de commande mais la programmation ne m'arrangeait pas. Tant pis...

LONGS MÉTRAGES
J'ai pu voir 4 longs métrages durant cette semaine, 4 avant-premières d'ailleurs.

Monstres Academy
- Monstres Academy de Dan Scanlon (États-Unis). Il s'agit de la suite de Monstres & cie, toujours chez Pixar. Une suite mais qui se passe avant puisqu'on y retrouve Bob, étudiant bosseur à la Monstres Academy pour devenir le roi de la terreur, où il va rencontrer Sulli, qui se la coule douce de par ses facilités naturelles à foutre la trouille. J'avoue que je ne me souvenais plus trop du premier film, j'ai donc dû louper des références et autres clins d'œil classiques dans ce genre de suite. Comme d'habitude, boulot efficace, calibré, sans guère de surprises évidemment, avec son lot de petits gags sympa. Rien d"original mais un bon moment pour autant qu'on ne soit pas allergique aux gros blockbusters. La morale du film ? Si tu veux obtenir quelque chose, bouge-toi, n'attends rien des autres, et ne laisse personne définir tes limites.
Sortie officielle au cinéma : 10 juillet 2013

Aya de Yopougon
- Aya de Yopougon de Marguerite Abouet et Clément Oubrarie (France). Vous pouvez en lire la chronique sur AfterM.
La veille de la projection, il y avait une rencontre avec les réalisateurs et auteurs à la Fnac, mais j'y suis arrivée assez tard, et n'ai donc pas pu en apprendre beaucoup sur la création du film.
Sortie officielle au cinéma : le 17 juillet 2013

Jasmine
- Jasmine d'Alain Ughetto (France). Vous pouvez lire la chronique sur AfterM (bientôt).

Sakasama no Patema
- Sakasama no Patema de Yasuhiro Yoshiura (Japon). Vous pouvez en lire la chronique sur AfterM (bientôt).
Première diffusion publique mondiale, le film ne sortant au Japon que le 9 novembre 2013. Pour la peine, le réalisateur était présent, très accessible, et on a pu le rencontrer après la séance. Très sympa, ouvert, cherchant à partager son film et ce qu'il voulait transmettre. Un très bon moment, couronné par une petite séance de dédicace du dossier de presse totalement improvisée. Si je ne me trompe pas, Cédric Littardi l'accompagnait et a dit que le film sortirait sans doute en France courant 2014, la date de sortie officielle au Japon venant tout juste d'être annoncée.

SÉANCES SPÉCIALES
Ce que j'aime particulièrement au Festival d'Annecy, c'est qu'il y a certes plein de projections, qui offrent déjà de quoi s'en mettre plein les yeux, mais il y a aussi possibilité d'autres types de séances. J'ai déjà parlé de la petite rencontre avec Yasuhiro Yoshiura, c'est un premier exemple. J'aime bien aussi assisté à des WIP, des Work In Progress, où l'équipe d'un film vient présenter son travail en cours, expliquer sa manière de fonctionner, ses idées, où ils en sont. C'est souvent passionnant. Je n'en ai pas fait cette année, aucun film ne me parlant vraiment, mais je reste vigilante chaque année.

Tempête de boulettes géantes 2
Il y a également des Making of, et cette année, j'ai assisté à celui de Tempêtes de boulettes géantes 2, animé par ses deux réalisateurs, Cody Cameron et Chris Pearn. Je n'ai pas vu le premier film et n'ai donc guère de référence mais l'expérience est toujours intéressante. Les deux invités étaient clairement heureux d'être là, compréhensibles sans avoir besoin d'un casque de traduction et nous ont fait découvrir de nombreux extraits du film à sortir en février 2014. Instructif, même pour quelqu'un comme moi qui ne travaille pas dans le milieu, et toujours vivifiant de sentir un peu de passion.

Get a Horse !
Passion encore avec l'équipe Disney venu faire son show avec Get a Horse !. À la base, on nous présente ça comme un des tout premiers films de Mickey, réalisé aux alentours de 1928, perdu depuis et récemment retrouvé et restauré, dont on nous fait l'honneur d'une première diffusion. On nous passe d'abord Plane Crazy et Steamboat Willy, des précédents courts de Disney déjà connus, datant donc de 1928. Puis on nous lance Get a Horse !, tout commence comme un classique, vieille texture un peu cramée, dessins de l'époque... pour ensuite nous balancer de la 3D (avec lunettes), le film mêlant les deux techniques. Il s'agit donc bien évidemment d'un tout nouveau court métrage, assez jouissif, marrant, rendant hommage aux précurseurs de l'animation moderne tout en démontrant leur savoir-faire 3D. La salle, comble, est aux anges, applaudit, rit, Eric Goldberg, animateur vedette, en profite pour montrer les différences de dessin entre le Mickey de 1928 et le Mickey moderne. Vraiment passionnant. Un très beau moment en hommage à 85 ans d'animation...

Le parapluie bleu
Et pour rester chez Disney, je n'oublie pas la présentation du dernier court métrage de Pixar, en ouverture de Monstres Academy : Le parapluie bleu de Saschka Unseld. Film Très mignon, la rencontre amoureuse de deux parapluies qui vont avoir toutes les peines du monde à rester unis. Vraiment adorable, bourré d'émotion. J'ai pu d'ailleurs avant Aya de Yopougon le surlendemain.

Jack et la mécanique du cœur
Enfin, la dernière chouette séance était vendredi matin, avec la présentation des premiers extraits de Jack et la mécanique du cœur, par son duo de réalisateur, Stéphane Berlat et Mathias Malzieu, chanteur du groupe Dionysos, auteur du roman d'origine. Ils nous expliquent que le film a eu du mal à se faire, et que c'est grâce à l'arrivée d'Europacorp que le projet reprend vie en 2011 (de mémoire). On a donc droit à la bande-annonce (en anglais) ainsi qu'à un extrait complet, en français, la rencontre de Jack et Miss Acacia, sur la chanson d'Olivia Ruiz, présente dans le CD du même nom. Tout ça a l'air très sympathique. De plus, on a droit à deux chansons par Mathias Malzieu, Olivier Daviau et Babet (Babet !!! J'adore !! Piano monstre !), l'ambiance est là. Là encore, la passion, la joie d'être là !
Pour voir les photos de la séance (de qualité médiocre, mon appareil n'aime pas les photos en salle...), jetez un œil à mon billet de vendredi.

Les Haras, salle de projection
Une partie des anciens haras
Alors, certes, cette édition ne restera sans doute pas dans les annales. Notamment par les soucis de Bonlieu en travaux, obligeant les organisateurs à trouver d'autres salles pour mettre l'administration, la billetterie, la boutique, l'accueil, la salle de presse, les salles de rencontres, etc. On a perdu deux salles de projection, de 1000 et 300 places, remplacées juste par une de 800 places, guère confortable (pas d'accoudoir, dossier trop petit, coussin trop fin).
Certes, les Haras sont un bel endroit, dans la verdure, au calme et c'est appréciable. Mais tout était un peu éparpillé dans le centre d'Annecy, entre Courier, les Haras, le Bar du Festival (pour les petits dej du court, permettant de rencontrer les réalisateurs des courts métrages de la veille), le CAUE (pour les midis du longs, pour rencontrer les réalisateurs des longs métrages), la salle Pierre Lamy... Tout ça donne énormément de marche à faire pour passer d'un endroit à un autre, pas mal de temps perdu là où habituellement, beaucoup de choses sont concentrés sur Bonlieu, situé qui plus est juste en face du Pâquier, la zone de projection de plein air du soir.
Bien sûr, ils n'y peuvent absolument rien, ce sont même les premiers bien embêtés par ça et je trouve qu'ils ont plutôt bien géré leur affaire malgré tout ça. Bravo donc aux organisateurs et aux nombreux bénévoles qui ont dû bien galérer, toujours avec le sourire. Y compris les jours de forte chaleur. Je ne sais pas ce qu'il en sera l'année prochaine (a priori, toujours en travaux) mais ils seront parés.
Le nouveau délégué artistique Marcel Jean n'a clairement pas le même style que Serge Bromberg, plus extraverti et volubile, surtout que la plupart des fois où je l'ai entendu, c'était pour l'entendre dire que si on filmait dans la salle, ça allait barder :) Mais c'est un autre style, simplement, et j'attends de voir ce que ça va donner au fil des années.

La semaine a en tout cas été riche en découvertes, en rencontres, et j'aime en retenir la passion qui se dégage des artistes qui viennent présenter et partager leur travail.
J'ajouterai que mon choix de laisser tomber le netbook au profit de la tablette a été plutôt agréable, hormis vendredi midi quand la demoiselle n'a pas voulu s'allumer (bug classique, a priori). J'ai pu tweeter durant mes pauses quand je trouvais un wifi correct (j'ai désormais repéré un certains nombre de spots pratiques dans Annecy !), je ne sais pas si mes followers ont apprécié mais c'était assez sympa à tester de mon côté.
Le fait de ne pas écrire de la journée et juste de proposer un petit billet chaque soir était assez reposant nerveusement par rapport aux années dernières où je me stressais pour tenter de garder une soirée un tant soit peu raisonnable. Par contre, c'est sûr que mon week-end a été bien rempli pour écrire le présent texte, le palmarès et les chroniques longs métrages. Mais bon, c'est fait. J'espère que l'exercice vous a plu.

Et... merci aux part'naires !!
À l'année prochaine ?

Article modifié le dimanche 16 juin 2013, 17:56

Morgan

Auteur: Morgan

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Herbv Herbv ·  16 juin 2013, 23:53

A l'année prochaine, peut-être même que je retournerai à Annecy :)

Je vais essayer de chopper sur le net les cours que tu as présenté ici, il y en a pas mal dont tu as donné envie de voir !

aucune annexe



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