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FIFA'12 : Long métrage Asura

9h : Ce Festival n'aura tout de même pas eu les faveurs de la météo. Encore une journée pluvieuse qui commence, avec des températures bien fraîches. Hum, l'odeur du chien mouillé dans les salles...
Bon, j'espère néanmoins pouvoir mener ma journée correctement, après le repos (tout relatif, j'ai bossé...) d'hier. Au programme de ce matin, un long métrage japonais, Asura de Keiichi Sato, hélas en VOSTA, comme tous les longs métrages diffusés dans la Grande Salle. C'est un peu agaçant...

Je prends juste une brioche en descendant du bus, fais un petit tour à la Fnac repérer quelques DVD et direction Bonlieu histoire de lancer cette journée. Oula, c'est bien calme ce matin. Certes, il n'est que 10h mais tout de même...
Tandis que les Petits dej du court se poursuivent au bar du Festival - tous les matins, rencontre publique avec les réalisateurs des courts diffusés la veille -, j'entre directement dans la Grande Salle m'installer. Il y règne un calme et un silence impressionnants, en dehors bien sûr des réglages son un brin bruyants. Les festivaliers commenceraient-ils à ressentir la fatigue ?
Je bouquine le temps que la salle se remplisse et nous voilà donc partis pour ce long métrage, dont j'espère qu'il sera mieux fichu que les deux derniers que j'ai pu voir cette semaine.

Il s'agit donc d'Asura de Keiichi Sato, qui nous fait un petit coucou sur scène, adapté d'un manga de George Akiyama, dont on a pu découvrir certaines œuvres au Lézard noir me semble-t-il. Film à ne pas recommander aux dépressifs...

Asura
Japon, au XVème siècle, pas loin de Kyoto. Une femme seule, affamée et enceinte jusqu'aux dents, se retrouve à accoucher dans un temple en ruines, après un incendie ayant tout détruit. Mais la faim la ronge et résistant à l'élan d'utiliser son nouveau-né en quatre heures, elle le fuit.
Huit ans plus tard, l'enfant a survécu mais au prix de son humanité. Il ne sait que survivre, n'hésitant à pas à tuer tout ce qui est vivant pour le dévorer, même si c'est humain. Pas de morale, pas de limite, il ne réagit qu'à l'instinct, comme un animal affamé. Un bonze va commencer à le calmer et à le regarder comme un humain. Mais pourquoi survivre dans un monde pareil ?

AsuraVous trouvez le résumé déprimant ? Vous n'avez pas vu le film : en images, c'est pire. Il n'y a pas une once d'espoir dans ce monde-là où tout n'est que souffrances, privations et combats. Asura n'est qu'un gamin dont personne n'a jamais pris soin, ne sachant même pas parler, se déplaçant comme un animal, ne suivant que ses instincts primaires qui le poussent à rester en vie, coûte que coûte, au mépris de tout le reste. Sa rencontre avec la gentille Wakasa va évidemment lui faire découvrir sa part humaine, avec son lot d'amour, de chaleur et de tendresse mais c'est pour mieux lui retirer ensuite, quitte à finir par lui faire regretter d'être né.
Et lui qui n'est que méprisé et chassé sans relâche pour ses crimes voit finalement que l'Humanité qui le juge et le condamne n'est guère plus respectable quand elle se retrouve poussée dans ses derniers retranchements, oubliant toutes ses belles paroles dès qu'il s'agit de survie, se laissant facilement dominer par ses pires instincts quand on lui promet en retour un nouveau sursis. Survivre mais à quel prix ?

AsuraL'animation est plutôt bien fichue, le dessin maîtrisé, assez original, très texturé, la musique peut-être un peu envahissante. Par contre, quelques manques de rythme par ci par là car très vite, on ne voit pas trop où on veut nous mener, vers quoi tout ça aboutit, donnant une impression de longueur alors que le film est assez court.
Il faut dire aussi que si la majorité des dialogues du film ne pose aucun souci pour la compéhension du sous-titre anglais, j'ai complètement loupé le dernier monologue, le moine expliquant la finalité de tout ça sans que je sache vraiment ce qu'il voulait dire pour cause de vocabulaire qui sur ce coup-là m'a quelque peu manqué. Et vu qu'il termine par "Life is so beautiful" alors qu'on a passé 1h15 au milieu de la violence, des meurtres, de la fureur, du cannibalisme, des catastrophes naturelles, je me dis que j'ai vraiment dû louper quelque chose dans son raisonnement philosophique expliquant que la vie est belle...
AsuraCar le long métrage n'est pas pour adultes pour rien : si on ne s'apesantit pas avec gratuiteté ou complaisance sur les scènes gores en gros plan, ça gicle quand même pas mal d'hectolitres d'hémoglobine, Asura ayant des dents très pointus qui savent viser directement la jugulaire, quand ce n'est pas la nature qui frappe, à grands coups d'inondations, d'incendie ou de sécheresse.
Oh ?Bref, cela donne un film plutôt intéressant, très noir, désespéré, mais au message un brin trop subtil pour moi et à l'histoire finalement assez limitée. Un peu rude, donc...

11h50, je sors de la salle et tente un saut vers la salle Presse, où évidemment les 7 malheureux PC sont pris. Et ne parlons même pas de se connecter avec le netbook, réseau toujours aussi famélique. Ça sert à quoi une salle Presse sans réseau Wifi stable et utilisable ? Me voilà donc à déambuler dans Bonlieu, tandis que des trombes d'eau tombent dehors, à attendre que la bibliothèque ouvre enfin, à 12h30, pour que je puisse taper ce compte rendu.

Article modifié le samedi 09 juin 2012, 16:53

Morgan

Auteur: Morgan

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Key Key ·  08 juin 2012, 21:17

Comme je te l'ai écrit sur Facebook, faudra pas oublier tes anti-depresseur si tu veux survivre au festival. Sinon c'est quoi le prochain film youplaboum que tu iras voir??

aucune annexe



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