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FIFA'12 : Long métrage A Letter to Momo

16h : Et franchement, ça ne servait à rien que je cours. J'arrive à bout de souffle, aussi crevée apparemment que les bénévoles qui m'accueillent à l'entrée, m'installe dans la salle 4 de Décavision et la séance commence vite. Si j'avais su, je ne me serais pas autant foulé...

Me voilà devant A Letter to Momo de Hiroyuki Okiura, ayant déjà réalisé Jin-Roh. Grosse déception en approche...
(Petite précision :  ma séance est en VOSTA, comme toutes les autres projections de ce film).

A Letter to Momo
Après la mort en mer de son mari chercheur, Ikuko quitte Tokyo et revient s'installer dans son village d'enfance sur une île avec sa fille adolescente Momo. Celle-ci vit mal la situation, l'absence de son père et surtout les derniers mots, rageurs, qu'elle a échangés avec lui avant son départ sans retour... Il lui a laissé une lettre mais à peine commencée, que voulait-il lui dire ?
Dans cette vieille maison, elle va alors faire une rencontre qui va tout changer...

Déception donc pour un film quelque peu raté, en tout cas déséquilibré.
Côté dessin et animation, évidemment RAS, tout est maîtrisé, même si cela reste très classique (on retrouve bien les visages de Jin-Roh en tout cas me semble-t-il).
Mais là où le bât blesse, c'est niveau : histoire - personnages - rythme. Ce qui fait beaucoup pour un seul film.

A Letter to MomoL'histoire d'abord, prévisible et même blindée de clichés : le coup de la pauvre fille qui a été méchante avec son père juste avant qu'il ne disparaisse, qui s'en veut de ses derniers mots, c'est quand même digne d'un téléfilm de début d'après-midi sur M6. Elle a été méchante avec son papa, il meurt, elle s'en veut et en veut aussi à sa mère dont elle pense qu'elle a déjà oublié son mari alors qu'évidemment, elle le pleure en cachette. Bien sûr, les deux heures du film n'auront d'autre but que de permettre à Momo de se pardonner et d'accepter la disparition de son père pour repartir d'un bon pied avec sa brave maman toute sympa.
Sans compter une jolie facilité scénaristique en fin de film, histoire de sortir d'une situation totalement invraisemblable et foireuse. Hop, ni vu ni connu !

A Letter to MomoCôté personnages, ouch : l'héroïne est fade et pas bien sympathique, même si on peut imaginer que c'est justement le but du film de la "remplir". Mais les autres personnages humains restent peu développés alors qu'ils avaient un potentiel intéressant, comme par exemple la petite Umi, ayant la même capacité de vision que Momo. Car Momo rencontre des gobelins dans sa maison - j'aurais dit des yôkai personnellement mais passons - et ce sont eux avec qui elle va avoir le plus d'interactions, étant une des rares à pouvoir les voir. Dommage alors qu'ils soient aussi chiants ! J'ai cru me retrouver face à Jar-Jar Binks de Star Wars et ce n'est clairement pas un compliment. Autant le petit Mamé pouvait être sympathique, mais peu exploité, autant Iwa et Kawa sont rapidement gavants et sans intérêt, enchaînant les gags foireux.

Et arrivons sur le rythme, totalement raté. Les passages longuets sont légions, le film pouvait facilement faire 30mn de moins, certaines scènes n'apportent rien, semblent là pour combler du vide. Rien que la fin traîne abominablement en longueur, multipliant les scènes comme pour dire "on termine tous les arcs qu'on a lancés" même s'ils n'en ont pas du tout besoin. On accumule même les bons sentiments sans beaucoup d'imagination, sans un gramme de subtilité, sans aucune émotion.

Noooooon !Bref, deux heures lourdes et laborieuses. J'ai même eu beaucoup de mal à garder les yeux ouverts durant quelques minutes et mon voisin d'à côté a directement piqué une 'tite ronflette.

Il est 18h passés, je passe refaire un tour rapide vers 9e quai au cas où Jung serait toujours là pour une photo mais non, Boulet trime par contre... Bon, ben à demain...

Article modifié le samedi 09 juin 2012, 16:54

Morgan

Auteur: Morgan

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