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FIFA'12 : Courts métrages 2

13h45 : Je file donc à la Grande Salle, ne risquant pas cette fois-ci de retrouver ma place préférée. Bah, je ne suis pas si mal placée que ça tout de même. Je discute deux secondes avec ma voisine qui s'avère être une réalisatrice hongroise vivant en Belgique mais ne présentant pas de films cette année. Si seulement j'osais faire la conversation mieux que ça...

La séance commence et va s'avérer plutôt réussie : 29 points comme celle d'hier mais avec un court en moins et un bon gros plombant.

ChintiPremier court, Chinti de Natalia Mirzoyan pour la Russie. Techniquement, difficile de dire de quoi était fait ce court, utilisation de poudres notamment mais le résultat est vraiment très surprenant. On suit une petite fourmi rêvant du Taj Mahal durant toute sa vie, c'est terriblement mignon et attendrissant, très maîtrisé, original, bref vraiment surprenant et attachant. La réalisatrice monte sur scène, longuement applaudie.
Passons sur le suivant Rossignols en décembre de Théodore Ushev pour le Canada, étonnamment intrigant même si visuellement un peu déroutant.

Hi-no-youjinAh, le suivant est signé Katsuhiro Otomo, Hi-no-youjin. Nous voici dans Edo, sans doute vers le 17ème ou 18ème siècle ? Le style choisi est celui des estampes japonaises, les ukiyo-e sans doute, avec une première scène déroulant un rouleau pour nous montrer la ville et nous situer la scène principale dans un plan séquence. On retrouve ensuite un style plus classique mais se rapprochant toujours d'un dessin traditionnel ainsi que des plans de 3/4. On suit deux jeunes gens, l'un devenant pompier au prix de son bannissement par son père, l'autre fort amoureuse prenant finalement l'excuse d'un début d'incendie chez elle pour le revoir alors qu'on l'a promise à un autre. Le résultat est superbe, rythmé, prenant, épique, bref du beau Katsuhiro Otomo.

Retour au contemporain ensuite avec Fresh Guacamole de PES pour les USA, ou comment nous apprendre à nous faire un bon guacamole avec des ingrédients pas ordinaires. Sympathique, ludique, original, maîtrisé, nickel.
Audition d'Udo Prinsen pour les Pays-Bas, je ne sais pas trop quoi en dire donc je me tais.
The people who never stopPas facile non plus pour The people who never stop de Florian Pierrot, nous montrant une foule (japonaise) qui ne s'arrête jamais de marcher, jusqu'à ce qu'elle soit submergée par une vague puis voit les pétales de cerisiers tomber. Un hommage aux victimes du tsunami de mars 2011 ? Intrigant et bien fait en tout cas.

Passons vite sur Some actions which have'nt been defined yet in the Revolution de Xun Sun pour la Chine : moche, mal animé, "musique" atroce se transformant en pur bruit, 12mn... Sans doute un message mais tellement bien caché qu'on n'y comprend rien : pas le meilleur moyen pour le faire passer, ce message !!

Je ne suis pas grande fan de Tram de Michaela Pavlatova pour la France, où l'ont suit les fantasmes très phallo-centrés d'une conductrice de tram. Un peu excessif même si je dois bien reconnaître que cet excès sans limite finit par être comique.
PythagasaurusAllez hop, un petit Pythagasaurus de Peter Peake pour finir, les studios Aardman, forcément, ça met en confiance. Deux hommes des cavernes vivent sous la menace d'un jeune volcan et demandent son aide à un T-rex mathématicien très beau parleur mais en fait très con. Très drôle, simple, efficace, il fallait bêtement y penser !

Cool !Je quitte alors la séance, vu que le dernier court dure 16mn en version anglaise non sous-titrée. Je file vite vers 9e quai voir si Jung est déjà là pour sa séance de dédicaces. Il arrive au bout de quelques minutes, avec une des productrices associées du film, Sibylle Seys-Smets. Je les laisse s'installer et discute avec elle dégustant son éclair au chocolat tandis qu'il fait une première dédicace à une autre personne déjà là.
Je lui dis avoir vu le film hier, l'avoir beaucoup apprécié, ayant pour ma part lu la BD auparavant. Elle trouve intéressant d'avoir des réactions de personnes ayant lu la BD et d'autres ne la connaissant pas, ça apporte forcément des retours différents. Elle me confirme la difficulté de fabrication de ce film, tout en reconnaissant que ça a été assez vite - 4 ans pour Jung, 2 ans pour la production du film proprement dit - quand on voit que la moyenne est souvent bien plus élevée pour ce type de productions. Mais pour eux, ça a semblé interminable mais l'important me dit-elle, c'est le résultat et c'est la seule chose qui compte au final. Jung discute 5mn avec une jeune femme qui passe, elle a travaillé sur une scène du film (300 personnes en tout ont bossé dessus) mais n'a pas encore vu le résultat final.
Puis vient le tour de ma dédicace, je me sens un peu nunuche (je ne fais jamais de dédicaces et j'ai une conversation de mollusque sous-alimenté). De plus, il reste moins de 10mn avant ma séance suivante et ça va être la course. J'en oublie même de faire une photo (gourdasse !!) et file vite en les remerciant et félicitant pour la BD et le film.

Ma chouette dédicace !!
Et je cours.

Article modifié le samedi 09 juin 2012, 16:54

Morgan

Auteur: Morgan

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Key Key ·  06 juin 2012, 08:15

Le problème des courts c'est qu'on tombe forcément sur des tentatives pseudo-intellos mais qui sont surtout irregardables. A ce propos je te cite un tweet de Boulet qui est en ce moment au FIFA. "Quand sur l'écran s'affiche un titre tremblottant en polonais avec une musique au violoncelle, tu sais que tu es mal barré. #Annecy"

Morgan Morgan ·  06 juin 2012, 12:23

J'ai vu et même retweeté la phrase de Boulet car elle est tellement juste :)

Herbv Herbv ·  06 juin 2012, 22:05

Les courts d'Europe de l'Est, notamment les films polonais ou russes, sont redoutables... Pourtant, parfois il y a de bonnes surprises. Mais c'est rare ! :)

Ceci dit, j'ai aussi appris à me méfier des films chinois :)

Key Key ·  07 juin 2012, 11:03

Se méfier aussi des trucs dénonçant la société de consommation aussi !

aucune annexe



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