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FIFA'12 : Courts métrages 1

13h : Après avoir mangé tranquillement dans un coin de Bonlieu mon petit sandwich maison, je retourne à la salle Presse tenter de me connecter avec mon netbook. Comme si ça pouvait être aussi simple... Le réseau WIFI Presse est parfait... en théorie mais demande un mot de passe. Que je demande à l'accueil où on me répond que le réseau Presse ne marche pas et qu'il faut se contenter du réseau FIFA, bien faiblard. Super, chaque année, ça plante à ce niveau-là. Je tente quand même de me connecter à Facebook, qui rame et refuse mon mot de passe. D'ici à ce que je me sois bloquée l'accès... Le live ne répond pas plus, j'abandonne et pars du côté du bar de la grande salle, espérant y trouver un réseau un poil plus compatissant. Je m'installe à une table et entend mes voisins se plaindre de la qualité du net. OK...
Je parviens à me connecter, commence un billet, l'enregistre... et paume la connection pendant l'envoi des données. Adieu, le billet... Je recommence mais me contente d'Openoffice hors ligne, c'est plus sûr. Seul Twitter m'accepte, c'est toujours ça de pris.
Programme de 14h, la première séance de courts métrages. J'ai cru voir qu'un des films serait en 3D, ça va être pratique de nous filer des lunettes pour 4mn de projection (en fait, il y aura deux films 3D)...
Il est 13h23, ça commence à faire la queue, je vais tout éteindre et me poser tranquillement.

Me voilà installée, toujours à la même place. Une femme à côté de moi, du staff du Festival apparemment, me dit que ce sont définitivement les meilleures places, on est bien d'accord.
Serge Bromberg débarque sur scène pour demander si nous avons nos lunettes 3D... Oups, c'est ballot, vous avez oublié des les distribuer. Honnêtement, je m'en passerais bien mais bon... Un siège à côté de moi se fait filmer en gros plan avec ses jolies lunettes rapidement distribuées sur le nez. On peut commencer la séance...
La bande-annonce du Festival a déjà du succès, ça hurle "Lapin !" comme des fous. Et comme à chaque séance, bruits d'animaux de la forêt quand la lumière s'éteint avec un qui crie "ça va être tout noir !" ce à quoi lui est répondu en chœur un sympathique "Ta gueule !" collégial. L'ambiance du Festival :)

Alors ces courts métrages... Cette année, j'ai décidé de donner des notes aux films pour faire un total par séance et voir la séance la plus réussie. Celle-ci, avec ses 10 films dont un max de 50 points en totalise 29. Ce n'est pas si mal...
Wolf Dog TalesPremier film, L'Mrayet de Nadia Raïs, pour la Tunisie. Un film fait sous le régime de Ben Ali et qui porte la marque du printemps arabe. Pas sûre d'avoir bien tout compris - 12mn en sous-titré anglais mais peu de texte - mais bien évidemment, on parle de liberté d'expression qui se mérite. Intéressant.
On continue avec Wolf Dog Tales de Bernadine Santisstevan pou les USA. Elle monte d'ailleurs sur scène pour expliquer que son film de 6 mn 30 est inspiré de légendes anciennes, utilisant le style pictural Navajo, en utilisant une technique inédite de création avec du sable. Résultat plutôt joli, bien rythmé, sorte de contes moraux pas dénués d'intérêt.
On enchaîne avec One Minute Puberty d'Alexander Gellner pour l'Allemagne, nous décrivant comme son titre l'indique la puberté d'un garçon en 1mn 40. Tout ce qui grandit, à quel rythme, les boutons, etc. Simple mais court et bien foutu, très applaudi.

Puis débarque le premier écueil, Chase d'Adriaan Lokman pour la France et les Pays-Bas. Déjà, on doit se taper ces fichues lunettes sur le nez, ça commence mal. Ensuite, le monsieur nous a déjà infligé Barcode il y a quelques années et ce n'était pas pour me rassurer, même s'il avait gagné avec ça à l'époque (les mystères du Jury). Tu m'étonnes... Nous voilà partis pour 13 mn de triangles qui gigotent. Le triangle, c'est déjà une forme un peu agressive, avec ses pointes. Mais alors quand il y en a des milliers à l'écran et qu'ils s'agitent de manière hystérique, on est à deux doigts de la cris d'épilepsie, pas aidés par une musique qui arrache les oreilles. Tout est représenté par des triangles, humains comme objets, j'ai abandonné le suivi de l'histoire au but d'une minute et tenté de gérer le mal de crâne qui arrivait au galop les 12 mn suivantes. Techniquement peut-être excellent mais un ressenti atroce. Next...

The Centrifuge Brain ProjectNext trois fois d'ailleurs car les deux courts suivants, on va les oublier pour passer directement à The Centrifuge Brain Project de Till Nowak pour l'Allemagne. La vague de fraîcheur bienvenue après ces courts malheureux. Honnêtement, je ne sais pas trop si on peut parler d'animation là car tout était en images réelles hormis certaines parties mais dont le rendu était voulu comme intégré au réel. Mais bon, ne chipotons pas, 7 mn d'hilarité générale, c'est toujours bon à prendre. Un chercheur nous explique dans son labo avoir voulu vérifier l'effet de la force centrifuge sur les capacités cérébrales de l'humain. Le tourniquet pour enfants, c'est bien mignon, mais trop simple... Et de nous montrer les manèges à sensations les plus tarés qu'on puisse imaginer, que même les accro à l'adrénaline ne voudraient jamais essayer. D'autant plus hilarant quand le chercheur pince-sans-rire explique qu'il y a bien eu quelques petits soucis avec tel ou tel machine mais bon, de toute façon, il était trop près, cet immeuble... Honnêtement, si vous pouvez voir ce film, foncez !

Hilarité dans la salle donc mais vite plombée par le court suivant, sobrement intitulé Seven Minutes in the Warsaw Ghetto de Johan Oettinger pour le Danemark. Près de 8 mn de marionnettes où l'on suit un petit garçon dans le ghetto de Varsovie pendant la Seconde Guerre, avec une fin des plus cruelles et tragiques. Glaçant... D'autant que les marionnettes utilisées, un peu abîmées, avec des yeux d'acteurs humains, savent faire passer énormément de choses...
TsukumoPetit tour au Japon ensuite avec Tsukumo de Syuhei Morita. Au XVIIIè siècle, un homme erre dans la forêt mais pris dans une tempête, il s'abrite dans un petit sanctuaire qui semble cacher quelques secrets... Style graphique très sympathique, travail sur les textures donnant pas mal de profondeur, beauté des décors, petites touches d'humour, un court de 14mn très réussi, certains personnages m'ayant même fait penser au Voyage de Chihiro de Miyazaki.

On termine avec un dernier film en 3D, Daffy's Rhapsody de Matthew O'Callaghan pour les USA où l'on retrouve Daffy Duck face au chasseur Elmer, héros d'un opéra aussi agité que comique. Résultat sympathique où la 3D semble enfin servir un peu à quelque chose.

Content !Et c'est là dessus que s'achève la séance - tiens, j'avais Serge Bromberg juste à côté de moi regardant les courts métrages sur les marches -, sympathique malgré un petit passage à vide au milieu. Je cours au plus vite pour refaire la queue. Dommage, je ne peux pas voter pour le Prix du public, j'ai bien le papier mais l'urne est bien planquée...

Article modifié le samedi 09 juin 2012, 16:55

Morgan

Auteur: Morgan

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Herbv Herbv ·  04 juin 2012, 22:46

Elle avait l'air bien, cette séance, avec du pénible, du lourd, mais aussi de l'hilarant, de l'émouvant, du divertissant, etc.

Merci pour ce compte-rendu, j'avais l'impression d'être sur place :)

aucune annexe



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