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FIFA'11 : Long métrage Green Days - Dinosaur and I

Bonlieu, 13h
J'ai définitivement l'impression d'être une petite vieille qui a oublié son déambulateur. Serait-ce parce que je passe la majorité de mes journées à bosser devant mon ordi habituellement ? Noooooon.


À 12h30, après avoir poireauté quinze minutes devant la Bibliothèque - qui n'ouvre qu'à 12h30, même si la nana à l'intérieur poireaute aussi quinze minutes devant la porte à ouvrir en nous regardant - je m'installe pour taper mon premier compte rendu du jour. Le wifi est récalcitrant, me demandant un mot de passe que je ne peux pas connaître. Après dix minutes d'effort, il me lâche enfin sur Yahoo et je peux écrire tranquillement, ce sera au moins ça de fait.
Ma séance de 14h est un long métrage coréen dont je sais à peine le titre, ne connais rien de l'histoire et n'ai trouvé aucune bande-annonce sur le net (à l'époque où j'ai cherché, en tout cas). Ça s'annonce chaud...
En passant dans Bonlieu, je vois le chanteur M au milieu du hall, prêt à participer à une émission de radio, sans doute pour parler d'Un monstre à Paris...




À 13h45, je suis installée en salle 1. Tout comme l'équipe du film. Je les soupçonne fortement de faire toutes les séances de projection de leur bébé car on peut dire qu'ils sont motivés pour le défendre. Cartes postales et stylo offerts à l'entrée, traductrice qui tente tant bien que mal de lancer une session de questions/réponses entre l'équipe du film et le public, mais qui n'est guère aidée par son français un peu approximatif et surtout la musique qui se lance d'un coup... Pour la peine, un des réalisateurs (j'imagine) lance une séance de dédicaces dans la salle, avec petit dessin sur chaque carte postale proposée et une queue se forme pendant qu'on attend le début de la projection. Bon sang, j'espère qu'il est bien, ce film !

Il s'intitule donc Green Days - Dinosaur and I - je vous épargne le titre coréen - réalisé par Jae-Hoon An et Hye-Jin Han. On y rencontre la jeune Yirang, lycéenne, alors qu'elle vient pour la première fois de perdre une course, faisant alors exprès de tomber juste avant l'arrivée. Quelques mois plus tard, elle a totalement abandonné le sport mais son quotidien commence à changer à l'arrivée de Soomin (prénoms de mémoire...), une nouvelle élève qui vient de Séoul et qui parvient dès le début à se faire détester par la majorité des filles et adorer par les garçons.

On sent beaucoup d'envie, de sincérité et de générosité dans ce film. Le souci, c'est qu'on sent aussi pas mal de maladresses, des problèmes de rythme et une narration parfois un brin foireuse qui n'aide pas trop la compréhension des états d'esprit de Yirang, jeune ado de la fin des années 70 - début 80 (a priori) qui cherche sa place, en ayant marre de ne faire que regarder sans rien vivre vraiment. Un film de plus sur les atermoiements de l'adolescence, me direz-vous ? Et c'est vrai, surtout qu'il n'apporte pas grand-chose à ceux déjà existants, manquant quelque peu de profondeur sans pour autant ne jouer que sur le divertissement qu'il loupe aussi un peu avec un rythme bancal.
Peut-être aussi est-il trop coréen, avec donc énormément de références qui nous échappent totalement à nous, occidentaux, ce pays étant finalement aujourd'hui encore peu connu. Ainsi, jamais on ne nous dit en quelle année nous sommes, on a bien quelques indices - même si on n'est pas trop aidé non plus, on nous montre longuement le film Love Story mais vu qu'il est sorti en Europe en 1971 et qu'on sait qu'on est après 1977... - mais on reste fortement dans le vague. De plus, il y a un élément qui handicape fortement le film : sa traduction. La personne qui l'a sous-titré était sans doute coréenne avec une maîtrise du français parfois un peu limitée, on accumule donc les fautes d'orthographe, les mots qui manquent, les phrases pas très claires, sans compter que pas mal de dialogues secondaires, qui habillent fortement un film, donnent son contexte, expliquent les détails, n'étaient pas du tout traduits. Sans oublier un monologue de l'héroïne, passé complètement à la trappe, coupant totalement le rythme de narration.

Film gentil, plein de bonne volonté, quelques jolies scènes visuellement parlant, mais manquant de recul par rapport à son sujet et tout ça ne suffit alors pas pour réellement me marquer.
Bref, ce n'est pas un enthousiasme délirant qui m'habite quand je quitte enfin la salle, les genoux en compote, les yeux explosés, avec une envie quasi-irrésistible de me barrer... Allez, encore une séance mais je serai sans pitié !

Article modifié le jeudi 09 juin 2011, 19:27

Morgan

Auteur: Morgan

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