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FIFA'11 : Les courts métrages 1

Bonlieu, 13h30
Je tourne devant Bonlieu en attendant ma séance. J'en profite pour acheter le T-shirt de cette édition, comme chaque année, au moins ce sera fait. Une étudiante me demande où est l'entrée de la Grande Salle, je lui explique, elle ne peut pas la louper.


À 13h45, me voici dans la salle, pas trop mal installée - à partir du moment où je peux allonger mes jambes, je suis bien installée ! - et j'entends qu'on sera accompagnés dans notre attente par la BO de Wallace & Gromit, comme ce matin. La salle se remplit bien et je vois Mathias Malzieu, leader de Dionysos, s'installer dans la salle. Il est à Annecy pour présenter l'adaptation animée de La mécanique du cœur et il est également un des jurés des courts métrages. Il est en tout cas dans une séance plutôt chaude, les étudiants ayant décidé de se faire entendre comme on le remarque vite sur la bande-annonce du Festival - sympathique mais au rythme un peu haché, je trouve.

La séance débute enfin et ce n'est pas la joie et la bonne humeur qui nous accompagnent durant les premiers films. Ça commence par Sudd d'Erik Rosenlund, un court suédois de 15 mn, en noir et blanc, sans dialogue. Ouch ! Une femme dans le bus entre en contact avec une étrange matière qui, petit à petit, contamine toute la ville y compris les êtres vivants qui peuvent juste tenter de s'en débarrasser en utilisant une gomme. Dit comme ça, ça pourrait paraître juste grotesque mais dans la réalisation, c'est plutôt flippant, assez glauque et carrément déprimant vu la fin bien loin du happy ending. Réussi en tout cas dans le sens où ça marque.

Ça continue avec Birdboy des espagnols Pedro Rivero et Alberto Vazquez, qui commence gentiment kawai, avec une mignonnette souris, Dinki, qui va à l'école avec son papa... Ce dernier se faisant alors désintégrer en arrivant au boulot quand explose une bombe atomique. Inutile de dire que là encore, ce n'était pas la franche rigolade et le design hésitant entre le mignon et le glauque, avec une histoire qui s'enfonce de plus en plus dans le tragique, rend l'ensemble de 12 mn encore plus déconcertant. Ils veulent nous plomber le morale dès le début du Festival ou quoi ?!

Ouf, le suivant est plus léger, Don't tell Santa you're Jewish ! de la canadienne Jody Kramer avec une petite fille n'osant donc pas dire au Père Noël qu'elle est juive, avec une chute plutôt facile mais rigolote qui détend bien l'atmosphère.

Le court suivant, qui dure quand même 20 mn, est sans doute mon préféré de la séance même si je n'ai pas tout compris. Il s'agit de Switez, la cité perdue, co-produit par la Pologne, la France, le Canada, la Suisse et le Danemark et dirigé par Kamil Polak qui signe là son premier court. On y suit un homme qui au fil d'événements difficilement explicables se retrouve dans une cité perdue, assiégée par une armée. Je n'ai donc pas tout compris mais la qualité de réalisation était vraiment étonnante. Difficile de décrire les textures, les formes, l'ensemble était vraiment fascinant, onirique - aucun dialogue mais aucun temps mort - et même hypnotique. Vraiment impressionnant.
Changement total de registre avec le court Pixels du français Patrick Jean où en moins de deux minutes, New York puis la planète entière sont transformées par une invasion de pixels à grands coups de Space Invaders, de Tetris, de Pac-man et autres Donkey Kong. Les fans nostalgiques des premiers jeux vidéo ont apprécié et ma foi, l'ensemble était basique mais plutôt réjouissant.
On va passer sur Schlaf et Metel pour ne pas être désagréable - entre un court déjà trop long alors qu'il ne dure que 4 mn avec un bruit de ronflement et des images sans queue ni tête et une fable russe de 12 mn où, à force d'user de techniques visuelles, on rend l'ensemble incompréhensible - et on file directement sur le dernier de cette séance, Big Bang Big Boom de l'italien Blu. Honnêtement, j'étais à deux doigts de partir dès le début, vu le style visuellement difficile de l'ensemble. Il s'agit de peintures sur murs prises en photo et assemblées pour donner l'illusion du mouvement, donnant donc un côté très saccadé, nous décrivant une sorte d'évolution de la vie au fil de l'imagination de l'artiste. Mais il faut reconnaître que l'ensemble est assez intéressant et bien trouvé même si à la limite de la crise épileptique et donc très fatigant très rapidement.

Cette première séance de courts métrages est donc plutôt un bon cru, malgré deux courts plus discutables que les autres et on ne peut pas nier l'imagination et l'originalité des techniques employées. Je sors très vite, dépose mon bulletin de vote dans l'urne - pour le prix du public, je vais tenter de voter à chaque séance - et je me replonge directement dans la queue qui commence à se former devant la salle pour ma troisième séance de la journée. Qui sera forcément en retard. Comme d'habitude à 16h, en fait :) .

Article modifié le lundi 06 juin 2011, 20:42

Morgan

Auteur: Morgan

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