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JE'10 : dernier jour, un dimanche culturel

Dimanche 4 juillet
Départ classique à 9h. Comme c'est agréable de rouler sur une route à la circulation fluide, sans se coltiner un bouchon tous les cent mètres ! Même si ça a été juste, puisqu'on est passés juste après un accident, à deux minutes, c'était coincé. Pour la peine on arrive vers 10h10 à Villepinte. La journée sera-t-elle aussi chargée en monde que la veille ? Les températures seront moins clémentes aujourd'hui en tout cas...


N'ayant aucun camarade mangaversien à mes côtés en ce dimanche, me voilà à devoir m'organiser pour occuper ces dernières heures de festivités. Je commence par un petit tour à l'entrée visiteurs de Japan Expo, pour voir ce qu'il en est. Déjà pas mal de monde, ça promet pour la suite. Je tourne dans la partie manga, fais quelques photos, oups mon appareil a sa batterie presque vide, espérons que ça tienne. J'entends un bruit caractéristique de tambourin, les Gamushara Ôendan sont en train d'encourager le stand Pika avec leur énergie habituelle. Ils savent ameuter les foules !


Je fais un tour à la VIP Room, voir si je trouve des têtes connues mais rien. Ouille, j'ai mal partout, il va me falloir des semaines pour me remettre... Je retourne dans les stands, cette fois-ci du côté des boutiques que je n'avais encore pas vues. Bon, ça ne sent pas l'officiel à plein nez dans le coin... Je continue jusqu'aux fanzines, tout de suite, c'est un peu moins chargé en monde.


Et hop, je tourne sur la partie culturelle, voilà le stand kyudo que je voulais voir au moins une fois. Mes quelques années de tir à l'arc me restent toujours en tête et même si ces deux disciplines sont très différentes, on retrouve des points communs intéressants. Oula, à côté, ça fait du bruit, ça forge une pointe de sabre, rien que ça...



Il va être 11h30 et je vois que sur la scène culturelle, ils installent quelque chose. Ah oui, le concert de taiko, pourquoi pas ? Pendant trente minutes, ça percute et ça bouge, voilà une bonne dose d'énergie assez impressionnante à voir et ressentir vu les vibrations qui traversent tout.



Je retourne du côté manga et vais discuter quelques minutes avec Iker Bilbao de Soleil Manga. Bon, je commence à avoir faim mais je sens que ça va encore être diète ce midi. Je vais piquer quelques gâteaux à la VIP Room histoire de tenir un peu.


Du côté du stand des Éditions H, ça bosse sur, après la journée yukata d'hier - hommage au manga Jardin de lierre - c'est la journée chemise et cravate aujourd'hui, à la gloire de Tango, leur dernier titre. Apparemment, c'est aussi le stand de l'amour, un couple s'est formé et a fait le show quelques minutes auparavant... Ah, déjà 13h30, je me dirige vers la scène principale pour la conférence d'Hôjô.

Me voilà dans la salle de la scène principale, il est 13h35 et comme chaque année, il sont à la bourre. Les Morning Musume sont encore dans leur conférence qui devait pourtant se finir à 13h15. Et vu qu'elles doivent répondre chacune leur tour aux questions et qu'elles sont huit... En tout cas, leurs fans sont bien présents et savent se faire entendre.
Fin de la conférence à 13h45, après un dernier tour sur le podium pour saluer le public. Et maintenant ? Mystère. Il faut attendre quinze minutes pour le découvrir et voilà que débarquent sur scène une femme et son guitariste - faut oser se retrouver tout seul sans rien d'autre devant un public sans doute pas vraiment conquis d'avance - et apparemment, il s'agit d'une chanteuse, Clémentine, tout ce qu'il y a de plus française même si elle sort des "aligato" tout le temps, et elle nous reprend trois génériques d'animes japonais. Je reconnais Ponyo en premier et un City Hunter peut-être en dernier, chanté en mi-japonais mi-français. On en termine à 14h15 et zou, encore quinze minutes d'attente. Ils ne servent vraiment à rien, leurs horaires !

Conférence Tsukasa Hôjô - Kenji Kodama
Enfin, il est 14h30 quand on nous annonce le début de la conférence, réunissant Kenji Kodama et Tsukasa Hôjô, animée par Pierre Giner. Kenji Kodama a en fait été le réalisateur de la seconde saison de l'adaptation animée de Cat's Eye pour TMS avant d'arriver chez Sunrise qui souhaitait adapter City Hunter. N'ayant jamais adapté de manga en anime jusque là, ils ont préféré confier la réalisation à quelqu'un connaissant déjà le travail d'où l'arrivée de Kodama qui se décrit lui-même comme peut-être pas le fan numéro un de Hôjô mais au moins un des cinq premiers et sans doute le seul parmi ces cinq-là à savoir comment animer un de ses mangas.
La conférence débute alors, Giner posant les questions et Kodama et Hôjô y réagissant. Giner commence directement avec une question sur le générique de la seconde saison de Cat's Eye, très sexy, trop pour la TV ? En fait, ce générique était déjà là quand Kodama est devenu réalisateur. Hôjô intervient pour dire qu'en fait il y a une seconde version de ce générique, encore plus sexy. Exemple, Hitomi qui relève ses cheveux en étant vêtue d'un maillot n'avait rien dans cette fameuse version, totalement introuvable aujourd'hui puisque censurée à l'époque. Même Kodama ne l'a jamais vue...

Et quand on parle de risque de censure, comment ne pas parler des mokkori de City Hunter. En fait, les producteurs de la série voulaient y aller à fond et comptaient les rendre aussi visuels et donc directs que dans le manga. Hôjô et son éditeur préféraient la jouer plus soft, donnant donc le résultat final, jouant plus sur les mimiques, l'humour et le doublage. Giner demande alors à Hôjô si ce n'était pas trop difficile de ne dessiner que des jolies filles tout le temps. Le mangaka explique que tous les goûts sont dans la nature et qu'il ne sait finalement pas si le public les trouvait vraiment jolies. Réaction évidemment immédiate de la salle qui hurle "Saeko" et un spectateur qui ajoute "Mokkori", rendant donc la réponse très claire pour Hôjô.
Mais en dehors de ça, pourquoi une Mini ? Hôjô explique qu'une Mercedes dans Tokyo, ce ne serait pas très pratique, qu'une petite voiture pouvait se faufiler partout. Et puis ça l'amusait d'imaginer Ryo, grand et costaud, rentrer dans un petit machin comme ça. Et à propos de taille, Giner pose évidemment la question classique : d'où Kaori sort-elle ses fameuses massues ? Hôjô explique qu'évidemment, c'est une image et que c'est une manière visuelle de représenter la colère de Kaori dont la force est exprimée par le nombre de tonnes sur les massues. Mais il reconnaît que quand il regardait le dessin animé, qu'il attendait chaque semaine, il a vu une fois où Kaori a clairement sorti une énorme massue de son tout petit sac à main et que ça l'a fait beaucoup rire.

Question également sur le film de City Hunter avec Jackie Chan, dont Hôjô s'est peu occupé. Mais quand il en parlait autour de lui, tout le monde lui disait "mais pourquoi ? Jackie Chan, bof, en plus, il est moche !".
À 15h10, après un standing ovation de la salle, Hôjô annonce sa petite surprise, il va exécuter un dessin devant nous. On nous demande si on préfère un dessin de Cat's Eye ou City Hunter, bien évidemment, le second gagne haut la main. Hôjô explique qu'il a déjà préparé un rough, un crayonné, vu la complexité du dessin, c'est un crayonné qui s'explique, et il commence à dessiner. Il nous tourne le dos et nous dit qu'on le flippe car on ne fait pas de bruit. Giner discute donc avec Kodama. Ryo lui servait d'exutoire, le beau gosse dragueur qui court les filles, chose qu'il ne pouvait pas faire lui-même. Il explique également que c'était une série très agréable car dans chaque épisode, il y avait un nouveau guest féminin et qu'il fallait donc des doubleuses. Chaque semaine donc, une nouvelle jeune doubleuse pour le guest de l'épisode. Mais il y a eu beaucoup d'épisodes et il a fallu accepter de prendre des doubleuses un peu plus mûres, Kodama en a été un peu déçu, explique-t-il en riant.

Hôjô finit son dessin, Ryo en gros plan et il n'en est pas content, il dit qu'il l'a raté, qu'il veut le brûler... On nous explique alors qu'on va pouvoir les prendre en photo, ruée vers la scène, et des dizaines d'appareils photos qui flashent à tout va.




Aurai-je une photo potable ?


Voilà en tout cas une conférence assez intéressante et puis, mince, Hôjô a bercé mon adolescence avec City Hunter...

À 15h30, je sors de la salle et repars vers les stands. Je fais quelques emplettes, il y a beaucoup de monde dans les allées. Je me pose un peu à la VIP Room, je prends des notes, je papote et vers 18H, retour dans la fosse aux lions, de plus en plus chaude. Discussions avec divers éditeurs sur le marché, les titres en cours, les échecs, les espoirs, les prochaines nouveautés. 19H arrive, Japan Expo 2010 se termine et on commence même à nous éteindre les lumières. Oula, pas encore, il ya plein de stands à démonter.


Du côté des Éditions H, on se retrouve à 6 ou 7 pour arracher la déco - ça défoule - ce qui fait que le tout est relativement vite fait, bien plus vite en tout cas que tous les gros stands autour de nous qui vont avoir à bosser pendant un moment. Les traits sont tirés, tout le monde semble content d'enfin en finir, hormis peut-être quelques derniers visiteurs qui traînent un peu. Je me pose, la fatigue accumulée durant ces cinq jours me tombe dessus. L'expérience complète fut intéressante, mais je ne recommencerai sans doute pas, trop dur physiquement parlant, entre ces foutus embouteillages qui ajoutent une à deux heures à chaque fois et transforment chaque trajet en cauchemar et la chaleur de la foule compacte.

Il est 21h10 quand on décolle enfin, après quelques dernières photos et un remballage de certains éléments un peu difficile dans la voiture. Enfin, la journée n'est pas finie, encore plus d'une heure de bouchon nous attend...


Le lendemain n'est pas forcément mieux, avec un TGV attrapé in-extremis une minute avant la fermeture des portes et la joie de découvrir deux mômes pleurnichards et bruyants dans le wagon. Vive l'ambiance Zen de l'iDTGV qui permet d'éviter ça...
Et l'année prochaine ? On verra...

Article modifié le lundi 05 juillet 2010, 18:35

Morgan

Auteur: Morgan

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Herbv Herbv ·  06 juillet 2010, 20:30

Ben, l'année prochaine, je te conseille de ne venir que 2 jours et demi, genre jeudi et vendredi pour Japan Expo à proprement dit, pour un retour le samedi et ainsi éviter un train aux heures de pointe un lundi matin (là, c'est chercher le stress d'un départ loupé car la circulation parisienne peut rapidement tourner au cauchemar) et, promis, je n'organiserai plus de repas Mangaverse un soir (et j'essayerai de trouver un resto moins nul).

Mais tu as eu raison de vouloir faire l'intégrale cette année. Au moins, tu sais ce que c'est maintenant ! Tu veux pas essayer Angoulême en intégrale en 2011 ? Tu verras, c'est aussi crevant (mais nettement moins étouffant) ! :)

Herbv Herbv ·  06 juillet 2010, 21:18

Bon, comme quoi, te laisser seule dans Japan Expo a du bon et ainsi, tu peux profiter du festival au lieu de passer tout ton temps à l'espace VIP. Ceci dit, le petit repas MangaVoraces de midi était fort sympa.

BenBecker BenBecker ·  06 juillet 2010, 21:28

Merci pour ton compte-rendu fort complet et illustré !!! ^^
Je confirme les dires d'Herbv, Angoulême est aussi excitant !!! ^^

Morgan Morgan ·  07 juillet 2010, 09:07

Je pense effectivement désormais en rester à un séjour plus bref, jeudi-vendredi. Le dimanche est sympa aussi mais le samedi est trop insupportable. Mais ce sera avec l'option hôtel ou pas du tout, les embouteillages, je ne peux plus. Je veux être juste à côté sans avoir à m'embêter avec des transports, surtout vu la fiabilité toute relative du RER. Plus qu'à bien travailler pour pouvoir me payer ça l'année prochaine :)
Quant à Angoulême, je ne suis pas sûre d'y remettre les pieds un jour : trop loin et d'un intérêt limité pour ce qui touche au manga, surtout si Julien et Nathalie ne s'occupent plus du Manga Building. Je m'ennuie au Festival d'Angoulême, je n'ai pas grand-chose à y faire...

Minh Minh ·  07 juillet 2010, 14:31

Merci beaucoup pour ce résumé indispensable à toute personne absente au palmarès des illustres mangaversiens présents ! Néanmoins, je dois m'avouer confortée dans mon idée de ne m'en tenir qu'au mercredi et au jeudi, même si cette année c'était un peu forcé, car les activités ne me semblent pas attrayantes plus que ça, et que les conférences ont vraiment la vie dure depuis quelques années... Les thématiques ne sont pas très excitantes et l'espace dans lequel elles se déroulent - complètement excentré et à l'acoustique plus que précaire - n'est pas pour en motiver plus d'un. C'est bien dommage, l'espace gagnerait vraiment à être véritablement clos, dynamisé et un peu valorisé.

Sinon, eh bien que dire si ce n'est que les petits fours de l'espace VIP, c'était un peu au bonheur la chance, et que le stand des Editions H, en plus d'être extrêmement bien placé, était la fine monture du salon, et ce malgré une déco à la fois minimaliste et over-surchargée d'un goût... éclectique, comme dirait le directeur de collection ! Je profite de ce commentaire public pour réitérer mes doutes et ma grande réserve à son sujet, et en particulier des fleurs-feuilles jaunes poussin (un choc visuel, s'il en est).

Bon courage pour la reprise du travail !

aucune annexe



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