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JE'10 : premier jour, un jeudi déjà chargé

Jeudi, 8h30


Après une bonne nuit de repos réparatrice totalement indispensable, nous voilà repartis pour notre tour de voiture habituel avec un premier arrêt au supermarché du coin pour trouver le ravitaillement des courageux teneurs de stand. On a ensuite l'immense honneur de se retrouver coincés dans des embouteillages bien serrés - moyenne de vitesse, 5km/h - puis de se perdre un peu pour prendre Minh au passage puis retourner dans d'autres embouteillages pour finalement atteindre Villepinte à  11h passés... Heureusement qu'on avait déjà nos badges.


C'est au stand des Éditions H que je retrouve des têtes bien connues avec qui on entame un premier tour vers la VIP Room, plus fraîche que le reste de l'expo même si le petit verre de jus d'orange mériterait un petit tour au frigo. On papote gentiment pour finalement chercher où manger vers 12h20 - exercice toujours un peu compliqué à Japan Expo. Ah, ok, le resto habituel à 10€ la tranche de melon est fermé. Bon, la cafet... Ah non, fermée aussi, la salle est réservée aux consommateurs du stand AtsuAtsu. Ok. Bon... Euh. Ah si, il y a un Hippopotamus dans le hall 6 de la Comic Con, ouf, sauvés pour aujourd'hui. Évidemment, nous ne sommes pas les seuls à y avoir pensé, on attend donc une bonne trentaine de minutes pas loin d'une verrière où la température grimpe très vite. On finit par trouver une table assez grande pour nous, on commence à être un peu nombreux puisqu'on s'est fait rejoindre par d'autres connaissances bien heureuses de resquiller quelques places. 


À 14h10, on se décide à pousser vers la conférence d'An Nakahara, la mangaka de Kilari, qui vient de commencer, animée par Stéphane Ferrand, le directeur de collection de Glénat. Pas beaucoup de monde dans le coin des conférences, mais c'est plutôt logique puisqu'on est au fin fond du hall du Comic Con, bien loin du hall Japan Expo. Qui plus est, l'accoustique est désastreuse, c'est blindé de bruit, surtout si on ajoute au brouhaha habituel de la foule qui passe le bruit d'une scie des travaux d'à côté... Cool, conditions optimales.
Bon, le niveau des questions n'est pas super élevé, les réponses sont du même accabit, ça reste donc basique. Elle termine par une mini-démo de dessin - je ne peux m'empêcher de trouver comique le fait de juste passer un stylo sur un croquis déjà fait au crayon papier mais il paraît que c'est toujours comme ça, alors... - et zou, fini. Pas de photo permise, bien sûr, des agents tournaient dans la conférence tout le temps pour dire aux intrépides "no photo". Détail amusant, il y avait Junko Kawakami dans la salle avec son éditeur de Shodensha, Herbv en profite pour papoter un peu avec.
Il est passé 15h, on refait un tour dans Japan Expo - c'est tellement grand que je n'ai toujours pas fait un tour complet - et on tombe sur une démo de tambours Taiko, par la même équipe qui était déjà venue l'année dernière. Toujours aussi impressionnant et ça ramène d'ailleurs beaucoup de monde, toutes les places sont prises et les bords blindés. Les stands autour ne doivent plus rien entendre...



Puis petit tour vers la VIP Room, 16h approche et ça va être le début des Japan Expo Awards. Petite peur de se faire refouler vu que l'événement n'est pas ouvert à tout le monde et que mon nom a peu de chance d'être sur la liste... On retrouve plein d'éditeurs qui attendent devant l'entrée de l'amphithéâtre, tandis qu'une troupe de japonais en costume de lycéens ne cesse de monter et descendre les escaliers où nous sommes. Mais qui sont-ils ?
Vers 16h15, ça commence enfin à bouger au niveau des portes mais lentement, ils vérifient chaque identité apparemment. On n'est pas rentrés... Finalement, pas de nom sur la liste, mais on nous note et zou, on peut s'installer. Salle climatisée et confortable, que demander de plus ?

La cérémonie débute enfin vers 16h50 avec d'abord une exhibition d'Orientarythm, qui a du mal à faire bouger la salle malgré le déploiement d'une bonne quantité d'énergie. Puis débarquent les deux animateurs, apparemment un peu paumés dans leur propre rôle puisqu'ils vont passer l'heure suivante à enchaîner les "bon, on fait quoi là ? On en est où ? Et la suite ? Y a des trucs, là...". Pas grave, ça avance bien même si la traduction systématique des dires de l'animatrice en japonais par l'animateur rend l'ensemble un peu laborieux. Les prix s'enchaînent, avec au passage un Award spécial pour Tsukasa Hôjô qui est à Japan Expo pour fêter ses 30 ans de carrière. Évidemment, il est là avec ses fameuses de lunettes de soleil...
Puis les prix continuent -  youhou ! Otaku Girls meilleur shôjo, ok, techniquement, ce n'est pas forcément un shôjo mais on s'en fout ! Et puis d'abord Black Butler, est-ce vraiment un shônen... - et trois fois, on a droit à une démonstration des Gamushara Ôendan. Les ôendan, au Japon, sont les supporters qui encouragent dans les matchs et les fêtes, de manière plus virile dira-t-on que les cheerleaders avec leur ponpon. C'est très énergique, très bruyant et très second degré, la salle y répond de plus en plus au fil des trois démonstrations. Excellent choix d'animation. D'ailleurs, quand on sort de la salle une fois la cérémonie finie, les Ôendan sont en train de faire une nouvelle démo sous les yeux d'un public assez ébahi. On ne les arrête plus !




Bon, normalement, il y a un pot en VIP Room pour fêter les Japan Expo Awards mais tout est fermé et on finit par partir, marre de poireauter même si on est au frais. C'est bien le seul endroit de Japan Expo où la clim est à fond, le contraste avec le reste est assez saisissant et sans doute pas super bon pour éviter de tomber malade. Petit tour vers le stand des Éditions H, puis du côté de Soleil Manga à côté où on discute avec un peu avec Iker Bilbao, directeur de collection. Je vais avoir du boulot en rentrant, il y a de nouveaux titres annoncés dans le catalogue qu'il me donne.


Retour ensuite à la VIP Room, enfin ouverte, où le champagne coule à flot, les sushi ont déjà disparu dans les gosiers et les petits fours semblent un peu spéciaux si j'en crois la tête un peu catastrophée de certaines goûteuses aimant apparemment les nouvelles sensations... Il est 19h passés, le salon se vide et on se fait gentiment virer de la VIP Room, même si quelques pique-assiettes dont je tairais les noms par pitié pour leur famille finissent les petits fours.
Tour aux Éditions H, bonne journée de vente apparemment, les cartes postales de Kinu Sekiguchi ont fait leur effet - certaines acheteuses passeront un "joyeux noël" - et on finit par partir en prenant quelques photos du salon vide jonché de débris. Et ce n'était que le premier jour !







On retourne vers le parking - je vous ai parlé des embouteillages ?? - et après un repas versaillais à 22h, c'est vers 23h30 que cette longue journée se termine. Vais-je tenir quatre jours comme ça ?

Article modifié le lundi 05 juillet 2010, 18:33

Morgan

Auteur: Morgan

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Herbv Herbv ·  06 juillet 2010, 20:06

Ah ça, pour une longue journée, ça a été une longue journée ! Et cette chaleur... Mais bon, la magie des conventions fait qu'on en redemande, malgré aussi tout le temps perdu en transport pour aller aussi loin (j'aimerai que Japan Expo songe à s'installer Porte de Versailles) :)

À part ça, sympa les photos.

hazuitokage hazuitokage ·  07 juillet 2010, 16:09

Pique-assiettes, pique-assiettes… Y'en avait même pas, des assiettes ! Et pis faut bien se nourrir après une telle journée. :D

aucune annexe



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