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FIFA'10 : Courts métrages 5

Je descends du château en quatrième vitesse, il est 13h30, je tente sans succès de trouver quelque chose à manger rapidement - à quoi ça sert d'écrire "Frites" sur sa devanture, quand on leur demande une barquette de frites, "ah non on n'en a pas"... - pour finalement me rabattre sur un sablé citron et filer vers la Grande Salle pour ma séance de 14h consacrée aux courts métrages 5. Je poireaute dans la foule, j'en ai un peu marre, pourquoi mettre autant de temps à ouvrir alors qu'il n'y a personne dedans ? Je m'affale enfin dans un fauteuil très près de l'écran, voilà plus de cinq heures que je galope, je fatigue.

Grande Salle, 14h
On commence par un court japonais de près de 7mn, Deux pièces d'Atsuko Nagashima. Un jeune couple vient d'emménager dans un petit deux pièces et commence sa vie à deux. La routine s'installe et petit à petit, ils s'éloignent l'un de l'autre. En utilisant des marionnettes assez simples mais étonnamment expressives avec rien, le réalisateur parvient à nous montrer un court apaisant malgré ce qui s'y passe, notamment grâce à une petite musique douce. Une belle œuvre, un petit moment d'émotion...
Enchaînons sur Monstre sacré de Jean-Claude Rozec dans lequel un œuf de dragon éclot malencontreusement au milieu d'une couvée de canards pas très amicaux face à leur frangin un peu trop différent et vert pour eux. Le pauvre dragon, perplexe face aux réactions excessives qu'il provoque, va évidemment semer la panique quand il va croiser des humains et ne devra son salut qu'à une rencontre inespérée. En près de 10mn, le réalisateur installe son histoire, avec énormément d'humour et de dérision, sans oublier un petit message sur la différence (et la connerie humaine). Amusant et dynamique.
Partons pour la Russie avec  One there was a fly d'Alena Oyatyeva, court de 13mn qu'on nous présente d'abord en VO non sous-titrée ce qui s'avère assez vite problématique, l'assistance ne maîtrisant apparemment pas mieux le russe que moi. Comme l'indique le titre, c'est l'histoire d'une mouche qui part à la découverte du monde. Voilà voilà. Plutôt joli sur certains plans mais un peu longuet et pas super passionnant.
Retournons au Japon avec Playground de Mirai Mizue, dont le principal intérêt tout de même est de ne durer que 3mn50. Ce qui s'avère hautement agréable pour m'éviter un besoin pressant d'aspirine vu qu'on a droit durant tout le court à des figures qui bougent. Ce n'est pas complètement désagréable quand même, vaguement hypnotique mais rapidement lassant...
Puis c'est la Suède qui nous présente Who's bleeding ? de Jessica Lauren avec des animaux qui fabriquent un petit meuble en ayant la fâcheuse tendance de se blesser au cours du bricolage. Ce n'est graphiquement pas super esthétique mais assez mignon dans l'idée et presque intrigant alors pourquoi pas...
Love Patate de Gilles Cuvelier nous ramène dans le nord de la France - c'est dingue le nombre de courts français qui viennent du nord de la France, quand même ! - et nous parle d'un homme, d'une femme et d'une patate. Oui, oui, je parle là d'un triangle amoureux qui va évidemment mal finir... Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'idée est hautement originale, la réalisation bien faite, assez prenante, tendue, 14mn qu'on ne voit pas passer car totalement imprévisible... Culotté.
Dans Teclopolis de Javier Mrad, tout est fait à base d'objets recyclés, la mer est un vieux tapis qui fait des vagues, les oridinateurs sont des gratte-ciels, et une petite caméra super-8 tente de survivre dans un monde de plus en plus fou... Voilà là aussi un court plein d'imagination, bien trouvé, accrocheur qui nous entraîne rapidement dans son histoire. Étonnant.
Le silence sous l'écorce de Joanna Lurie nous mène à la rencontre de mignonnes petites créatures de la forêt découvrant la neige. C'est vraiment très beau, très doux et poétique, délicat et élégant, là encore les 11mn filent vite avec les flocons de neige portés par le vent dans les arbres... Je suis d'ailleurs en train de me demander si je n'ai pas discuté avec la réalisatrice pendant qu'on poireautait devant le château quelques heures auparavant.
Que dire après tout ça sur Love & Theft d'Andreas Hykade, un court assez hypnotique mais visuellement fatigant où des visages de cartoons morphent les uns après les autres dans une danse folle qui ne s'arrête qu'au bout de près de 7mn. Ouille, mes yeux...

À noter que pratiquement tous les réalisateurs étaient dans la salle et sont venus faire une petite courbette devant le public.
Voilà en tout cas une jolie séance, la preuve je n'ai pratiquement pas papillonné durant deux heures alors que j'étais claquée, avec de belles choses à découvrir.
Par contre, je suis un peu à bout, pas envie d'aller voir les courts métrages 4 à Décavision 2 - l'idée d'un court nous montrant des morceaux de corps humains pendant 7mn ne m'enthousiame pas des masses... - et je me rentre donc tranquillement pour venir écrire ces comptes rendus. Plus qu'une séance demain...

Morgan

Auteur: Morgan

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