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FIFA'10 : One Piece Strong World

Jeudi, 9h10
Je retrouve dans le bus Camille, l'étudiante rencontrée mardi matin à qui j'avais filé un petit coup de main pour se repérer. On discute le temps du trajet de nos séances respectives et elle m'apprend qu'on ne peut pas prendre de photos à l'expo du Musée-Château que je compte aller voir demain matin. Ça ne va pas être pratique, de parler d'une expo sans la moindre photo... Ah ben oui, il y a le livre des 50 ans qui y est lié mais bon, il faut que je photographie le bouquin ?

Une fois mon p'tit dej avalé en regardant les festivaliers étrangers tenter d'expliquer à la pauvre serveuse ce qu'ils souhaitent prendre, je pars du côté de Bonlieu voir mon box presse vide puis vais faire un tour à BD Fugue pour trouver le volume 4 de Maliki, sorti aujourd'hui. Il y est mais uniquement en version classique, pas intéressant... Je pars du côté de 9ème quai, même constat, pas de collector, mais j'en profite pour demander quand devrait commencer la dédicace de Vanyda samedi : normalement vers 13h30.

Me voilà de retour à Bonlieu du côté de la Grande Salle pour ma première séance de la journée, consacrée à un long métrage en compétition, One Piece Strong World de Munehisa Sakai. Le réalisateur est d'ailleurs dans la salle et a droit à son petit coucou devant le public. Pas mal de monde dans la salle, y compris des gens qui ne doivent jamais avoir ouvert un manga de leur vie. Je ne suis pas tellement plus au courant qu'eux, finalement, puisque j'ai dû lire trois volumes du manga d'Eiichiro Oda. Mais ce n'est pas gênant pour suivre l'histoire.

On est d'office plongés auprès de Luffy et sa troupe sur des îles volantes, attaqués par des bestioles aussi énormes qu'agressives. Il faut dire qu'ils ont croisé la route de Shiki, Le lion d'or, un pirate légendaire disparu de sa prison voilà vingt ans et que personne n'avait revu depuis. Il est de retour et ne semble pas devenu depuis un adepte du pardon et de l'amour entre les peuples... Il kidnappe Nami, en qui il voit la navigatrice hors pair qui lui manquait et menace le reste du monde avec son plan diabolique - insérez ici un rire démoniaque.

Bon, honnêtement, voilà le genre de film basique et classique par excellence, du pur shônen baston qui gigote et qui dérouille. C'est plutôt rythmé, divertissant mais ça ne casse pas trois pattes à un canard même en caoutchouc. Le scénario est simpliste, prévisible, assez cliché, blindé de "tu ne dois pas toucher à mes amis ou je vais te péter ta grande gueule !!", quelques grosses larmes de pauvre gamine désespérée par le gros méchant qui brime sa gentille famille, ça castagne, ça cause, ça castagne, ça cause. Bref, on est là dans le balisé à l'extrême, le calibré sans aucune surprise. Niveau rigolade, on sourit souvent mais ce n'est pas non plus l'explosion des zygomatiques, ça reste très simple.
Qui plus est, du côté des méchants, ce n'est pas super glorieux, Shiki avec sa grosse voix, ses Baby Face à l'attention de Nami et son clac clac à chaque pas est assez agaçant et on attend vraiment qu'il se prenne sa bonne grosse raclée pour qu'il la ferme enfin. Quant à ses acolytes, c'est assez risible, entre le chimiste dont les pompes font prout à chaque pas et le gorille qui a au moins le mérite de ne rien dire. Ça manque un peu de charisme et d'envergure tout ça, surtout quand on nous annonce qu'il s'agit d'une méga-légende qui fait trembler le monde entier. Tout ça est très manichéen, les gros méchants vraiment pas cools d'un côté et les super-gentils qui pensent toujours aux autres malgré tous les dangers de l'autre.
Bon, là, on se dit que je n'ai pas aimé mais tout de même, ne soyons pas si radicaux. L'univers mis en place est riche et coloré, la troupe de Luffy est sympathique - purée, je sais enfin qui sont vraiment Chopper et Nico Robin, depuis le temps que je me les farcis à chaque Mangaverstival !! - et s'ils se la pètent tous comme d'énormes malades - OK, Zoro a la classe... - on s'y attache très vite. Dommage par contre que le sous-titrage utilisait les noms japonais et pas ceux de la version française, Sanji et Usopp notamment : si c'est le genre de détails qui placera en transe les fans leecheurs, ça ne me semble pas forcément super cohérent à l'époque où les éditeurs japonais s'attaquent au piratage...

On passe en tout cas un moment assez agréable et divertissant à partir du moment où on accepte le parti-pris bourrin et basique du shônen baston.

Article modifié le jeudi 10 juin 2010, 20:12

Morgan

Auteur: Morgan

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