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FIFA'10 : Courts métrages 3

Décavision, 16h
Habituellement, je vois beaucoup de courts métrages durant le Festival. Mais cette année, j'ai déjà loupé les deux premières sessions, évitons donc de rater les trois autres.

Tout commence par Je t'aime de Mamoru Oshii, un réalisateur que j'apprécie particulièrement pour ses films comme Ghost in the shell, Innocence ou Avalon. Autant dire que je partais avec un a priori gros comme un 38 tonnes. Comme d'habitude avec Oshii, on retrouve son basset Gabriel cette fois-ci dans un premier rôle, le seul rôle en fait... L'humanité a disparu et lui aimerait bien retrouver un maître pour jouer à la baballe. Il erre dans la ville déserte et il sait qu'à la même heure chaque jour, quelqu'un vient... Pendant 11mn, il est vrai qu'il ne se passe pas grand-chose. Et qu'on ne comprend pas forcément le peu qui s'y passe. Mais il parvient à se dégager cette poésie profondément mélancolique qui me touche toujours énormément, cette impression de paradis perdu, ce sentiment viscéral de recherche et d'envie de chaleur. Beaucoup d'émotion pour ma part.
On continue avec Les journaux de Lipsett de Theodore Ushev. Je ne connaissais rien d'Arthur Lipsett, je n'en connais pas forcément plus maintenant, mais au travers de ce court de 14mn, le réalisateur tente de nous plonger dans l'esprit de ce cinéaste canadien ayant fini par pedre la raison et se suicider en 1986. Le film est une succession d'images confuses, comme des flash de souvenirs, flous, tordus, discontinus, cherchant à nous faire entrer dans les pensées d'un créateur torturé. Il faut reconnaître que c'est assez dense, pesant, pas très esthétique mais assez puissant sans qu'on comprenne forcément pourquoi. Intéressant et perturbant.
Passons à Pro Vasiliya Blazhennogo de Natalia Berezovaya qui nous racontre une légende russe expliquant la création de la cathédrale de Basil-le-Bienheureux. C'est mignon, agréable à l'œil, assez ryhtmé, pas longuet malgré les 13mn, bref, ça passe plutôt bien et ça m'a appris quelque chose sur Moscou...
Continuons avec Le village de Stelios Polychronakis, où un médecin de campagne est appelé d'urgence au village qu'il découvre totalement désert. Il se met alors à soigner le village en lui-même... Le tout est en marionnettes, c'est plutôt intéressant, prenant, assez tendu en fait, on sent comme une ombre qui rôde sans jamais trop savoir laquelle. Je ne suis pas sûre d'avoir bien compris la chute mais il faut bien reconnaître que l'ambiance était bien installée.
Le suivant est plus léger puisque dans Don't Go de Turgut Akacik, on suit une bizarre petite créature monoculaire coursée par le chat de la maison sur de la musique techno. C'est assez drôle, sans queue ni tête mais franchement apaisant après des courts assez lourds...
Et on retombe chez Bozo le clown en dépression avec Mémoire fossile d'Anne-Laure Totaro et Arnaud Demuynck où un enfant du nord découvre la vie de son grand-père mourant, mineur dans sa jeunesse, et tout ça grâce au stétoscope du médecin de famille. Bon, reconnaissons que je n'avais pas lu le résumé avant de voir le film et qu'il me manquait donc quelques clefs de compréhension, surtout que le Nord, je n'y ai jamais mis les pieds, alors l'histoire des mineurs... En tout cas, l'ambiance très charbonneuse met assez vite sur la voie et puisqu'il n'y a aucun dialogue, c'est pas la force des images qu'on comprend petit à petit les choses. Assez intrigant.
Je passerai sur le dernier, Hand Soap de Kei Oyama parce que là, ce n'est plus des clefs de compréhension dont j'ai besoin, mais d'un profil psychologique de son auteur. Pas la meilleure manière de finir une séance, surtout quand ça dure 16mn...

Malgré ça, j'ai plutôt bien apprécié cette séance, contrairement à d'autres spectateurs que j'ai entendu causer ensuite, même s'il faut bien dire qu'elle donne une forte envie de se pendre à la fin...

Morgan

Auteur: Morgan

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