Mangaverse en live !

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

FIFA'10 : Waking Sleeping Beauty

Il est midi et ma brillante idée de d'abord écrire en salle de presse avant de manger s'effondre rapidement quand j'arrive devant la dite salle : blindée, on peut à peine rentrer dedans et ne parlons pas des sept malheureuses machines, bien squattées déjà. Ok, ça promet... Je passe vite fait me prendre un casse-croûte que j'avale dans un coin tranquille et vide de Bonlieu et vers 13h, je tente un nouveau saut du côté du bureau d'échange des billets pour voir s'ils n'auraient pas quelque chose pour les courts métrages de 16h, sachant que j'en ai un pour 18h en échange. Sauf que, comme d'hab, le tableau d'échange n'est pas bien rempli et il y a peu de chances de trouver son bonheur. Tant pis...
Pendant ce temps, les premières dédicaces de la boutique sont lancées, consacrées au livre des 50 ans sorti aujourd'hui justement, livre auquel ont participé de nombreux animateurs dont certains sont à Annecy cette semaine.


13h20, Bonlieu
Il n'est que 13h20 mais je vois déjà beaucoup de monde faire la queue devant la petite salle alors que la séance n'est que dans 40mn. Ça promet... Vers 13h30, je m'incruste un peu alors que la salle ouvre et que tout commence à bouger. Je trouve une bonne petite place en fin de rangée histoire de pouvoir respirer un peu et en quelques minutes, la salle est totalement blindée. Apparemment, ils savaient par avance qu'il y aurait du monde, bizarre qu'ils n'aient pas voulu mettre de ticket dessus histoire d'éviter les déceptions. Le staff du Festival s'évertue à remplir chaque vide mais il y a forcément des refoulés.
Mais pour quelle séance, me direz-vous ? Il s'agit de Waking Sleeping Beauty, un documentaire sur le studio Disney, présenté en avant-première européenne à Annecy que Serge Bromberg nous lance avec son enthousiasme habituel. Don Hahn, producteur de nombreux Disney dont La belle et la bête ou Le Roi Lion, a réalisé tout un film sur les coulisses du studio entre 1984 et 1994, une décennie qui a totalement bouleversé le monde de la souris la plus célèbre d'Amérique, une décennie marquée par le jeu d'ego des trois responsables, Roy Disney, Michael Eisner et Jeffrey Katzenberg - entre autre - dont les humeurs et les décisions ont énormément changé la vie du studio. À l'époque, l'empire Disney va assez mal, plus personne n'y croit, il risque d'être démantelé, tout le monde en rit. Après le calamiteux épisode de Taram et le chaudron magique, tout change en interne et au delà des frictions et des rébellions, le studio va sortir certains de ses plus grands succès : La petite sirène, La belle et la bête, Aladdin ou Le Roi Lion. Le film raconte toute cette histoire vue de l'intérieur, au travers des yeux des animateurs du studio, devant supporter la tempête qui bouillonne entre Disney, Eisner et Katzenberg et c'est tout simplement passionnant.



J'avoue n'avoir pour ma part qu'une image très simpliste de Disney et ce film a vraiment l'intelligence de ne jamais sombrer dans l'auto-satisfaction et autre langue de bois. Trois invités viennent d'ailleurs sur scène après le film, Don Hahn évidemment mais également John Musker - jury des courts métrages d'Annecy cette année et surtout réalisateur de films comme Rox et Rouky, La petite sirène, Aladdin ou La princesse et la grenouille, d'ailleurs en projection gratuite en plein air sur le Pâquier ce soir - et Ron Clements, co-réalisateur de ces mêmes films, assis non loin devant moi et qui a signé pas mal d'autographes avant le début de la séance. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en entrant dans la salle et c'est plutôt émouvant de revenir sur l'histoire d'un des studios qui a le plus compté dans le monde de l'animation, qu'on aime ou pas. Et voir à l'écran dans ces images d'archives un jeune Tim Burton au début des années 80, ça a bien fait rire tout le monde...

Le film était en tout cas un vrai plaisir à voir, et je ne dois pas être la seule à le penser vu la standing ovation de la fin. Si vous avez l'occasion, jetez-y un œil, c'est instructif... On en apprend bien plus sur les personnalités qui ont fait perdurer l'empire Disney, beaucoup croyant en un idéal artistique, loin du simple plan business que l'entreprise représente pour le grand public aujourd'hui. Je ne connaissais par exemple rien de Howard Ashman, auteur de certaines des chansons les plus célèbres, ou de Frank Wells, un des hauts responsables et sans doute le seul à avoir réussi à tempérer les ego de chacun, mais on voit à quel point leur disparition a bouleversé l'univers Disney. Dommage que la session de Questions-Réponses de la fin ne soit qu'en anglais, j'ai un peu décroché à force...



15h50, la séance se termine et je prends quelques photo de la séance qui se prépare à côté dans la grande salle, consacrée à Shrek 4. Pour ma part, j'ai apprécié le premier épisode, je me suis quasi-endormie devant le second et j'ai évité le troisième, le quatrième et dernier se fera donc sans moi sans regret, surtout avec cette fichue 3D. N'ayant pas très envie de suivre la suite de mon programme, à savoir une sélection de films argentins, le pays invité cette année, je monte en salle de presse, désespérant de trouver un PC de libre pour commencer mon compte tendu. Toujours rien... Pendant que je regarde la foule, je remarque un peu d'agitation juste à côté de moi. Il faut dire que je suis installée, sans vraiment avoir fait gaffe, juste à côté du "salon" de photo officielles et les invités de la journée viennent d'arriver. Et notamment Alain Chabat et Jeffrey Katzenberg - humour du timing... - donc juste à côté de moi en train de faire Cheese sur des photos. Je les vois redescendre et passer discrètement juste à côté de la foule qui ne les voit pas passer, c'est assez comique. Ils vont justement à la séance de Shrek 4 pour lancer l'avant-première.

Une fois ma minute people terminée, je retourne tenter la salle presse et miracle, un PC est libre... Dommage que le net plante à fond et me viande la moitié de mes textes... Et maintenant, deux choix : soit ma séance de 18h en courts métrages soit rentrer tranquillement à la maison... Dur dur... C'est assez comique car avant le Festival, quand je dois commencer à réfléchir à son programme, je me fais un planning quasi-parfait en me disant "ah oui mais non ça je peux pas le louper, et ça non plus !". Et une fois le Festival en route, les perspectives changent et j'ai beaucoup moins de souci à dégager une séance qui me semblait primordiale voilà deux semaines...
Allez, gardons des forces pour demain !

Morgan

Auteur: Morgan

Restez au courant de l'actualité et abonnez-vous au Flux RSS de cette catégorie

Les commentaires sont fermés


aucune annexe



Voir aussi

FIFA'10 : Le bilan

Le FIFA 2010 referme donc ses portes après une semaine intense de projections, rencontres, découvertes et autres curiosités. Quel bilan en tirer ?Pour ma part, je n'ai qu'un regret, ne pas avoir vu...

Lire la suite

FIFA'10 : Le palmarès

Comme chaque année, c'est durant la cérémonie de clôture du samedi soi que le palmarès a été dévoilé. Longs métrages Cristal du long métragePrix du public Fantastic Mr. FoxWes Anderson (Etats-Unis)...

Lire la suite