Mangaverse en live !

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

FIFA'10 : Nobody's Perfect

Décavision, 16h
Après un peu de repos au calme, me voilà de retour pile pour ma séance de 16h, je croise d'ailleurs Patrice Leconte à l'entrée de Décavision. Au programme, Nobody's Perfect 2 "Blagues à part", à savoir les courts métrages non sélectionnés à Annecy au fil des années alors qu'ils le méritaient.

On commence avec un film de Bruno Bozetto datant de 1974 "Self Service" ou la folle vie des moustiques quand ils se trouvent un humain bien juteux. Évidemment, on n'est pas là face à une technique d'animation stupéfiante mais le propos est plutôt bien trouvé, de bons gags, un rythme assez entraînant, bref ça commence plutôt bien.
On enchaîne avec Paul Driessen, autre grand nom de l'animation et son "Spiegeleiland" de 1985 où un homme sur une île voit le temps qui passe... Impossible à résumer, voilà un court techniquement vraiment intéressant, assez prenant dans son rythme, son enchaînement presque hypnotique.
Surprise, me voilà face ensuite à mon premier court d'Osamu Tezuka "Le film cassé" de 1985. On y retrouve un cowboy devant sauver sa belle menacée par la brute habituelle, tout ça à la manière des vieux films muets, normal puisqu'on est censé être en 1885 en fait, souligné d'autant plus par un style "film cassé" d'où vient le titre, pellicule abîmée, rayures, etc. On voit tout de suite les jeux de narration dont Tezuka avait déjà souvent fait preuve dans ses mangas, tout en avouant une très claire référence au cinéma américain, notamment d'animation. En le regardant, je pensais aux premiers Disney ou aux frères Fleisher. C'était en tout cas drôlé rythmé, bourré de dérision.
Le court suivant est signé Garry Bardine, "Brek !" ou un match de boxe de 10mn dont les personnages sont en pâte à modeler basiquement anthropomorphique. Un peu longuet tout de même, une fois passé l'effet de surprise du match rythmé par un air de musique.
Le "Mourir en macédoine" de Claude Duty de 1988 est assez simple puisqu'on y voit des légumes se suicider, une tomate qui s'éventre sur un couteau, une carotte qui se jette dans un mixer, etc. sans oublier le petit pois seul entre les boîtes de conserve de ses congénères et qui hurle "Maman !", cris d'ailleurs salués par le rire de la salle. Public cruel...
"Les dix commandements Tu ne convoiteras point la femme de ton voisin" de Phil Mulloy, datant de 1995 mais il pourrait tout autant être de 1962, frappe dès le départ : bon sang, que c'est laid ! On y suit un homme qui, comme le titre l'indique, va flasher sur la femme de son voisin et commettre l'invraisemblable pour finalement en payer le prix... Le dessin était vraiment très très laid, un gros trait noir, des visages basiques ignobles dont ressortent juste les dents... Au moins, il sait faire monter le malaise et c'est sans doute ça le but !
On enchaîne avec Pic Pic et André Shoow (The First) de Stéphane Aubier et Vincent Patar (1995). Je connaissais ces deux auteurs pour Panique au village, eh bien là, c'est la même genre d'humour grotestque et absurde avec des doublages énormes mais en version dessin animé très simple et complètement barré. Plutôt fun.
Flatlife de Jonas Geirnaert (2004) est très simple dans son style, mais assez original dans l'idée puisqu'on suit sur le même écran la vie, très typée, de quatre voisins qui vont chacun avoir une influence sur l'autre. Un peu longuet tout de même une fois le principe bien en place mais original...
French Roast de Fabrice O.Joubert (2008) nous fait rencontrer un homme d'affaire bien friqué installé dans un bistrot où il finit son repas, méprisant lourdement le clodo qui vient lui réclamer un peu d'argent. Sauf qu'il fait moins le fier quand il se rend compte avoir perdu son portefeuille au moment de payer l'addition. Le tout était en 3D, bien foutu, tout se passant au même endroit dans un même plan. Classique mais efficace.
Mais le top est à découvrir dans This Way Up de Smith & Foulkes, où l'on suit deux croque-morts, un vieux de la vieille très à cheval sur le protocole et un plus jeune qui ne voit pas de problème à écouter du rock dans le corbillard. Ils doivent aller chercher le cercueil d'une mamie mais tout va s'enchaîner de pire en pire, les obligeant à aller jusqu'au bout de leur esprit pro pour atteindre le but de leur mission. Les gags s'enchaînent sans aucun temps mort - huhu - on se croirait chez Tim Burton, c'est hilarant, très bien fait, pas vraiment politiquement correct, bref, très très bon.
Dans Variété, Roelof Van Den Bergh nous fait suivre le spectacle d'un jongleur qui en fait jongle avec les divers éléments de sa vie, les copines, les études, le boulot, la famille, difficile de tout concilier sans que l'un n'empêche l'autre de tourner. Simple mais vraiment bien trouvé.
On finit avec Pigeon : Impossible de Lucas Martell (2009), de la 3D très classique où un jeune agent de la CIA se retrouve à se battre avec un pigeon qui aime appuyer innocemment sur les gros boutons rouges de sa malette top secrète. Très classique donc, assez prévisible mais agréable pour finir une séance vraiment chargée en histoire, en émotion et en découvertes.

Article modifié le lundi 07 juin 2010, 22:18

Morgan

Auteur: Morgan

Restez au courant de l'actualité et abonnez-vous au Flux RSS de cette catégorie

Les commentaires sont fermés


aucune annexe



Voir aussi

FIFA'10 : Le bilan

Le FIFA 2010 referme donc ses portes après une semaine intense de projections, rencontres, découvertes et autres curiosités. Quel bilan en tirer ?Pour ma part, je n'ai qu'un regret, ne pas avoir vu...

Lire la suite

FIFA'10 : Le palmarès

Comme chaque année, c'est durant la cérémonie de clôture du samedi soi que le palmarès a été dévoilé. Longs métrages Cristal du long métragePrix du public Fantastic Mr. FoxWes Anderson (Etats-Unis)...

Lire la suite