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FIFA J3 Long métrage hors compétition Sword of the Stranger

Action, combats, hémoglobine, grand spectacle dans le Japon médiéval.

14h, Décavision
Après un repas plus long que prévu, je cours du côté du Décavision pour mon film japonais du jour. Il y a déjà pas mal de monde d'installé dans la salle 3 et je me retrouve donc bien devant sur le côté. Tant pis, ça devrait tout de même aller. Bonne surprise, si un erratum nous avait appris voilà deux jours que la séance devrait être en VOSTA au lieu de VOSTF, c'est finalement bien à des sous-titres français qu'on a eu droit.
Le film en question s'intitule donc Sword of the Stranger de Masahiro Ando du studio Bones. Au programme, du très classique mais qui se révèle plutôt efficace.
Nous voici ainsi en plein dans l'époque Sengoku, entre 1467 et 1568, un temps troublé pour le Japon, marquant la fin de l'ère médiévale. Un jeune garçon, Kotaro, fuyant un temple bouddhiste en feu avec son chien Tobimaru, engage les services d'un rônin sans nom pour l'aider à atteindre un autre temple où il devrait être protégé. Mais il est poursuivi par une milice chinoise, venu au Japon sur l'ordre de l'Empereur Ming pour exécuter une mystérieuse mission...

On le voit donc, le scénario n'est pas d'une folle originalité : un gamin poursuivi, un rônin protecteur, des méchants poursuivants sans relâche et sans pitié... Quelque part, on retrouve même un côté Kenshin : le rônin sans nom a normalement les cheveux rouges, son visage comporte de multiples balafres, témoignages d'un passé de samouraï ayant beaucoup combattu, mais il refuse désormais de se battre, ayant versé trop de sang pour rien jusque là. Là où Kenshin ne se battait plus qu'avec un sabre à lame inversée, le rônin sans nom du film a lui lié son sabre à son fourreau, ne sachant évidemment pas qu'il lui suffira de trouver enfin une raison valable de se battre pour retrouver toute sa dextérité.
L'époque du film est troublée par de nombreuses guerres civiles, l'Empereur n'a aucun pouvoir, les seigneurs de guerre passent leur temps à se combattre, contrairement à une Chine où tous semblent voués leur vie à leur Empereur, quitte à suivre des ordres aussi cruels qu'inutiles. Car ça va énormément charcuter, avec son flot attendu d'hémoglobine et de membres découpés, même si le réalisateur ne semble pas chercher le gore absolu. Inutile d'ailleurs de s'attacher à grand-monde hormis peut-être le trio principal vu le dézingage massif du combat final, ne faisant pas de quartier. Nous sommes ici dans un film d'action et on en a pour son argent : les combats sont rythmés, dynamiques, restant assez lisibles tout en étant très spectaculaires, évitant d'ailleurs de durer trop longtemps, ne cassant donc pas le tempo du film.
Les personnages ne sont finalement que des prétextes au carnage final, ceux de la milice chinoise notamment sont très peu développés - mais assez flippants de par leurs capacités - mais on s'attache tout de même assez vite à Kotaro et le rônin, le premier évitant le côté souvent puéril, pleurnicheur et gueuleur excessif du genre, le second ne se la jouant pas trop grand taciturne torturé qui fait tout le temps la tronche.
On a même droit à de petites notes d'humour entre deux duels. Ainsi qu'à quelques petites magouilles politiques et stratégiques enrichissant un peu le film en n'en faisant pas qu'un simple film de découpages au sabre. A bien y réfléchir, il ne se passe en fait pas grand-chose mais les 1h40 ne semblent pas longues, finalement bien remplies, avec des petits moments calmes ne jouant pas la carte du bavardage de remplissage.

L'animation est de bonne facture, même si les petites parties apparemment en 3D - deux ou trois, pas plus, quand on regarde par les yeux d'un personnage qui court notamment - n'ont pas le même rendu que le reste. Niveau dessin, là encore, du classique de bonne qualité, les personnages ayant même pour certains un petit quelque chose qui ressort...
Par contre, niveau musique, si j'ai déjà du mal à comprendre ce que fait de la cornemuse dans un film sur l'époque médiévale japonaise - mais peut-être s'agit-il d'un instrument nippon que je ne connais pas, ou y a-t-il une raison tout à fait logique - j'ai trouvé qu'elle avait par moment des phases un peu trop grandiloquentes, l'air de dire "Là, c'est un moment épique, montez le son !", soulignant donc un peu trop certaines scènes. Sans compter le combat final avec toujours la même ligne musicale quelque peu répétitive à force.
Je ne suis en tout cas pas déçue de ma séance, ayant eu droit exactement à ce que j'en attendais, du combat au sabre, un peu d'aventure, d'hémoglobine, d'action...

Par contre, il est déjà 15h40 quand je sors et c'est la course pour arriver à Bonlieu, sachant d'avance le monde qu'il y avait sans doute déjà...

Article modifié le mercredi 10 juin 2009, 20:45

Morgan

Auteur: Morgan

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